‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 443 sur 503 · Bérenger-Féraud. /. c. t. Il, p · texte numérisé non relu

Bérenger-Féraud. /. c. t. Il, p

7. Bérenger-Féraud. Réminiscences pop. de la Provence, p. 316. Lorsque en lia/

les démolitions d’églises

Les démolitions d'églises sont l’objet de quelques légendes. Lorsque pendant la Révolution les montagnards voulurent détruire celle de Châtel- Montagne que les fées avaient bâtie, ils avaient déjà abattu une grande partie du clocher, lorsque l’un d'eux voulut enlever une pierre d’arête de fort petite dimension ; elle résista commesi elle eût été scellée, quoiqu’elle ne fût pas adhérente. Ses compagnons se joignirent à lui, mais ce fut peine perdue. L’un deux saisi d 'épouvante s’écria « Arrêtez ! c’est la piarra do diable. » Il n'avait pas achevé que tous furent pris d’un tremblement nerveux, et essayèrent en vain de descendre par les échelles ; leurs membres étaient comme paralysés, et l’on dut les ligoter et les descendre au moyen d'une poulie \ Après la destruction du couvent des Jéromistes de Fumay en 1793, un habitant prit la marche de pierre de la chapelle pour la placer à l’entrée d’une maison qu'il faisait alors construire avec les pierres du couvent. La première fois qu’il entra dans cette maison, appelée depuis la maison maudite, il glissa sur cette pierre, tomba et se cassa la jambe. On raconte aussi qu’au commencement du XIXe siècle, le toit de cette maison tremblait chaque fois que passait la procession, et que tous les ans, lorsqu'arrivait l’anniversaire de la mort du sacrilège, les vaches de cette commune se rendaient devant cette maison, et y beuglaient lamentablement 2. Les pierres d'une chapelle de Saint-Servais près de Combrit, ayant été après la Révolution achetées par un cultivateur qui les employa à la construction d’une écurie, ou ne put jamais y tenir attachés ni bœufs ni vaches ni chevaux. A peine les y avait-on mis qu’ils brisaient leurs liens, allaient donner de la tête "contre les pierres de Retable jusqu'à ce que mort s’en suive3.

Les cachettes des nobles sont moins connues que celles des prêtres ; quelques-uns choisirent comme refuge des endroits réputés pour leurs hantises. M. de Chateaubriand du Val Guildo, parent de l’auteur des Martyrs , passa plusieurs mois près du Guildo, soit dans les ruines de ce château où apparaissait, dit-on, le spectre de Gilles de Bretagne, soit dans une sorte de pigeonnier au bord de la mer, tout près d'une grotte où l’on voyait les fées 4. Des fermiers du Bocage normand firent cacher leurs maîtres dans des grottes aux fées, et la Chambre à la Dame près de Domfront, où une fée se montrait parfois, servit de retraite pendant plusieurs mois à une famille noble proscrite s.

les Cotereaux entrèrent à Déols, l'un d’eux lança à la Vierge une pierre nui brisa |P bras de l’Enfant Jésus des deux fragments le' sang se mit à cuuleï la terJe en lut an osée et le coupa.bïe mourut. (Etienne de Bourbon. Anecdotes p 111)

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