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CHAPITRE IV

PIERRES DIVERSES

§ 1. LES PIERRES RRANLANTES

Les pierres branlantes ont, pendant assez longtemps, été considérées comme des ouvrages humains, et en 1880,, elles figuraient à ce titre dans V Inventaire des Monuments mégalithiques. On admet en général aujourd’hui que ce sont des monuments naturels, qui suivant une définition de M. des Molins, appartiennent à la géologie par leur origine, à l’archéologie par leur usage h

L’inventaire relevait près de 90 de ces pierres dans les divers pays de France, et sans doute sa liste n’était pas complète. Les régions qui en avaient le plus étaient celles où l’on constate fréquemment des phénomènes géologiques de la désagrégation des roches. Voici les chiffres relevés pour les départements qui en conservaient cinq ou davantage : Côtes-du-Nord, 15 ; Puy-de-Dôme, 11 ; Dordogne, 9 : Haute-Saône, Haute-Vienne, Corrèze, 6 ; Morbihan, Finistère, Savoie, Maine-et- Loire, 5.

On rencontre quelques mentions anciennes de ces pierres : au XIIIe siècle il y avait près d’un village du diocèse d’Embrun une grosse roche que l’on remuait facilement avec un seul doigt, mais qui restait immobile si l’on essayait de la pousser de toutes ses forces1 2 * 4. On remarquait jadis à l’extrémité du faubourg d’Auron à Bourges une pierre branlante qu'un titre de la Sainte-Chapelle de cette ville et un autre du chapitre de Saint-Etienne, tous deux du XIIIe siècle, désignent le premier sous le nom de Petra quæ vertitur et le second sous celui de la a Pearre que tornoie 11 . » On voyait vers 1630 une pierre branlante près de la porte de Saint-Just à Lyon \ Un poète du XVIIe siècle fait allusion à l’un de ces mégalithes dont je n’ai pu trouver la situation géographique :

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