‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 53 sur 503 · LES POLISSOIRS · texte numérisé non relu

LES POLISSOIRS

Le folk-lore des polissoirs est peu considérable, et en réalité il ne leur est pas spécial : ils sont l’objet de croyances analogues à celles qui s’attachent à des blocs naturels ou à ceux érigés de main d’homme. J’ai parlé au chapitre des Empreintes (t. 1, p. 400 et surtout p. 408, 409, 410, 411), des bassins et des rainures qui les parsèment.

Quelques-uns des noms qu’ils portent sont conformes à leur ancienne destination. Un polissoir à Avant-lès-Marcilly s appelle Pierre à repasser, un autre à Saint-Nicolas, Pierre à repasser les sabres. Parfois ils semblent indiquer une relation avec le monde infernal : Un polissoir du Vendômois à Villers-Faux esfdit Pierre Sorcière ; dans la commune d’Arroux, le diable ne souffre pas que la terre demeure sur celui que l’on appelle Pierre du diable4 5. Un dicton attribue un rôle fatidique à un polissoir de la Beauce, appelé la Pierre d’Houdouenne: si elle s enfonçait, Chartres serait noyé 3.

Je donnerai au chapitre des Cultes mégalithiques, en même temps que les pratiques en relation avec les autres blocs, celles, assez rares, dont les polissoirs sont l’objet. Celle qui suit se rapporte au voisinage de celui de Saint-Avit, dans l’Aube, plutôt qu’au monument lui-même ; Les fiévreux attachent des fils de laine aux arbrisseaux qui l’entourent, dans l’espoir de se débarrasser de leur maladie6.

1. Gaston Jourdanne. Contribution au Folk-Lore de l'Aude, p. 215.

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