‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 67 sur 503 · LU TOUR DE LA PIERRE · texte numérisé non relu

LU TOUR DE LA PIERRE

Le chanoine Jacques Demai, dans sa Vie de sainte Clotilde , (Rouen 1613) parle de la coutume qu'avaient les pèlerins de passer, à trois reprises différentes, sous une table de pierre qui se trouvait sur la place des Andelys, près de la fontaine de la sainte, et qui fut détruite en 1799. C’était peut-être un ancien dolmen, comme parait l’avoir été le tombeau de saint Etbin, dans l’Eure, taillé vers 1875, et transformé en une table supportée par quatre colonnes, sous laquelle on rampe pour être guéri des maux de reins, comme le fut probablement la grosse pierre d’\ mare dans la Seine-Inférieure, qui forme maintenant une table grossièrement équarrie, avec une croix gravée sur un de ses angles ; elle n’est qu’à 80 centimètres du sol : pour être guéri du rhumatisme et même de la rage, il ne faut pas la toucher avec le dos, et les genoux ne doivent pas porter sur la terre On verra d’autres exemples de ce rite au chapitre des églises. La description des blocs, aujourd’hui détruits, qui étaient l’objet de l’observance qui suit n’est pas assez précise pour que l’on sache au juste si c’était un dolmen ou un jeu de nature : A Landelies, dans la vallée de la Sambre, le Trou-deux- Trous présentait une roche avancée suffisamment haute pour laisser passer un couple debout ; l'ouverture allait ensuite se rétrécissant en un tunnel étroit où l’on ne pouvait plus passer qu’à plat ventre et successivement. On prétendait que personne n’aurait pu revenir à rebours dans le couloir rocheux ; cet endroit était le théâtre de divertissements pris en communauté de sexe ; on y entrait deux, on n’en sortait qu’un à la fois 1 2.

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