‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 74 sur 503 · PRATIQUES DIVERSES · texte numérisé non relu

PRATIQUES DIVERSES

Les habitants voisins de la Pierre de Saint-Martin, à Saint-Cyr du Bailleul (Manche) dite aussi la Pierre qui coupe la fièvre, se rendaient à ce polissoir dès qu’ils tombaient malades, ou, s’ils n’en avaient pas la force, envoyaient à leur place un parent ou un ami. Aussitôt que le patient ou son mandataire avait franchi la haie qui sépare des prés voisins la prairie où il est situé, il allait droit à la pierre sans en détourner la vue, et surtout en observant le silence le plus absolu ; il y déposait une pièce de monnaie, faisait son invocation au saint, puis continuait son chemin, marchant toujours droit devant lui, sans se retourner et sans prononcer le moindre mot, jusqu’à ce qu’il eût atteint l’extrémité du pré opposée à celle par laquelle il était entré ; de là il devait regagner directement aussi sa maison, où, dès son arrivée, il recouvrait la santé

A la fin du XVIIIe siècle, les paysans des rives du Lot oignaient avec de l'huile et couvraient de fleurs certaines pierres de leur voisinage ; l’évêque de Cahors en fit détruire une pour mettre fin à cette superstition. La pierre levée située dans le même pays près de Livernon recevait aussi les hommages des habitants qui croyaient qu’en y répandant des fleurs sans être aperçus, ils seraient préservés ou guéris de la fièvre 1 2.

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