LES LUTINS DE L’ÉTABLE ET DE LA PATURE
D’après une croyance assez souvent relevée pour qu’on puisse la considérer comme générale, la demeure des chevaux, et plus rarement celle des beles à cornes, est visitée la nuit par des personnages fantastiques, ordinairement de petile taille, qui y accomplissent des actes tantôt bienveillants, tantôt espiègles ou même quelque peu méchants.
La plupart appartiennent à la grande tribu des lutins, ainsi que indiquent leurs gestes et les noms particuliers sous lesquels ils sont connus. Au milieu du XVJIP siècle, celui des écuries était appelé MœUre Van en Basse-Bretagne, nom qu’il y porte encore, et qui est identique à celui de Mail Jean, usité en Ille-et-Vilaine et dans les Côtesdu-Nord, dont il n est peut-être que la traduction bretonne ; dans les Côtes-du-Nord et dans 1 Ille-et-Vilaine, ce follet est aussi nommé Petit ean, ou Jeannol, et Thomas aux environs de Dinan ; à Callac, dans la partie bre onnante des Côtes-du-Nord, on lui donne le nom de Nautrou (Monsieur); en Basse-Bretagne le Boudic, qui dans le Quimpérois s appelle Bom noz, est également un lutin des chevaux’. Les lutins de etable ou de 1 écurie s’appellent encore Sotré, Soutiré, Soltrait, dans la Meuse, Sotre dans les Vosges, Penette en Anjou, Folalon en Daup me, Drac en baucoup de pays de langue d’oc, Fouletot en Franche-
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mes, t. 111, p. 307 , T. Reymond, in Revue des Trad. pop t VI n fini An iit pourtant dans les Evangiles des Quenouilles Ann R 11 10 . n ’ j ^
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