B. Souché. Proverbes, p
4. E. Rolland. Faune pop., t. II, p. 90 ; Paul Sébillot. Traditions , t. II, p. 171 ; Richard. Trad. de Lorraine, p. 96 ; Léo Desaivre. Etudes de Mythologie locale, p.’
11 ; Ach. Milhen, in Rev. des Trad. pop., t. III, p. 345 ; C. Moiset. Usages de l'Yonne, p. 118 ; F Houssay, in Rev. des Trad. pop., t. XV, p. 376 ; abbé L. Dardy. Antho-
o -um. dî f Albrel ’ t- p' 219 ’ M* G°rse, Au bas pays de Limosin, p. 234 : Paul SebiUot, 1. c., p. 172. * r ’
LES OISEAUX SAUVAGES
étaient cause que les femmes se coiffaient de travers, parfois pendant toute l’année L
En France, en Wallonie, dans la vallée d’Aoste, à Guernesey les personnes qui, la première fois qu’elles entendent le coucou, ont de l’argent sur elles n’en manqueront pas de l’année ; dans le cas contraire elles seront pauvres pendant le même espace de temps 1 2 ; à Liège et dans la Gironde il est bon, pour assurer la chance, de porter la main dessus, ou de tenir une pièce entre ses dents ; à Guernesey, on remue l'argent, et quelques personnes se mettent même à genoux ; dans l’Yonne, on fait la culbute3.
L’influence favorable de ce chant s’étend sur la chance et la santé ; surtout si elle est accompagnée de quelques gestes : Au XVIIe siècle, on croyait qu’il arriverait du bonheur à celui qui, entendant le coucou pour la première fois, prenait quelque chose de ce qui se rencontrait par hasard sous ses pieds et le portait quelque temps sur lui4. A Guernesey, il faut faire quelques pas en avant pour être dispos toute l’année ; certains avant de courir se mettent une grosse pierre sur la tête. Les pêcheurs de Saint-Jacut (Côtes-du-Nord) considéraient cet oiseau comme de bon augure ; ils l’appelaient le parent ; leurs voisins prétendaient que celui qui, étant en mer, entendait le premier son chant recevait cinquante francs de prime. L’équipage du premier bateau qui le voyait lui jetait une raie comme offrande, se croyant assuré d’avoir de la chance pendant la campagne. Ceux de Saint-Cast qui, en partant de bonne heure pour la pêche au maquereau, entendaient chanter cet oiseau avant d’être embarqués, se réjouissaient, fumaient une pipe en l’honneur du « parent »; mais s’ils l’entendaient à jeun, ils se croyaient ensorcelés et assurés de ne rien prendre5.
Dans la Gironde, pour éviter d’avoir le lumbago dans le courant de l’année, il faut se laisser tomber sur le dos quand on l’entend pour la première fois ; dans les Vosges, on peut se débarrasser du mal de dos en se roulant à terre ; dans les Ardennes, on se préserve ainsi de toute colique ; dans l’Yonne, il faut faire une culbute, et pour
1. E. Rolland. Faune pop., t. II, p. 332; Léo Desaivre. Etudes de Mythologie locale, p. 11 ; Léon Pineau. Le F.-L. du Poitou, p. 517 ; J.-M. Noguè9. Mœurs d'autrefois en Saintonge, p. 117 ; Léon Pineau, 1. c. ; Léo Desaivre, 1. c. ; J.-M. Noguès, 1. c. ; Léo Desaivre, 1. c. ; Léon Pineau, 1. c.
2. Richard. Trad. de Lorraine, p. 96; Paul Sébillot. Trad., t. TI, p. 172; E. Rolland. Faune pop., t. II, p. 92 ; Ach. Millien, in Rev. des Trad. pop., t. I1T, p. 345; J. -J. Christillin. Dans la Vallaise, p. 282.
3. Aug. Hock. Croyances etc. de Liège, p. 58 ; C. de Mensignac. Sup. de la Gironde, p. 114; F. Daleau. Trad. de la Gironde, p. 47; E. Mac Culloch. Guei'nsey Folk-Lore, p. 504 ; G. Moiset. Usages de l'Yonne, p. 118.