X. de la Perraudière. Trad. locales , p
2. Vauquelin de la Fresnaye. Idillies, 1. I, Id. XXVIII, p. 480.
3. H. de la Villemarqué. Barzaz-Breiz, introd. p. XLIII ; une saynette bretonne de Jean Le Fustec intitulée : Sous les pommiers. Paris, 1880, in-8, e9tfondée sur cette croyance.
4. Dardy. Anthologie de l'Albret , t. I, p. 229 ; Regis de la Colombière. Les Cris de Marseille , p. 211 ; Gaston Jourdanne. Contribution du Folk-Lore de l'Aude, p. 44; C. de Mensignac. Sup. de la Gironde , p. 52; A. de Nore. Coutumes, p. 148 ; Auricoste de Lazarque, in Rev. des Trad. pop. t. X, p. 532 ; J. de Laporterie, ibid., t. VIII, p. 469 n.
LES ARBRES
faisceau d’une plante, toujours verte, buis, cyprès, pins etc. Il était autrefois d’usage en Saintonge de mettre dans le cercueil le dernier rameau de myrte (bénit le jour des Rameaux) qui avait appartenu au mort, afin qu’il pût s’en servir à l’autel du bon Dieu1.
Parmi les fleurs, il en est une tout au moins qu’on ne doit pas employer pour honorer les morts ; Dans la Vienne on se garde de placer des roses d’églantier sur les tombes, parce qu’elles porteraient malheur à la famille 2.
L’if est l’arbre consacré dans les Cimetières bretons où d’ordinaire il n’y en a qu’un ; on dit qu’il poussé Une racine dans la bouche de chaque mort. En Poitou les cimetières ruraux sont en général plantés de noyers, quelques-uns de ceux de Cotehtin, d’épines3. On voyait encore naguère des pommiers dans quelques-uns des cimetières de la Haüte-Bretagne qui entouraient les églises ; il en était de même en Normandie* et les auteurs des vaux-de-Vire font allusion à l’ancienneté de la coutume :
On plante des pommiers aux hors Des cymetieres, prez des mors,
Pour nous remettre en la mémoire Qué (!eUx dont là gisent les cbrs Ont aymë comme nous à boire4 5
Vers 1830,1e dimanche des Rameaux, le dernier marié del’année posait, eh la tordant, une grosse hart de chêne autour de la croix du cimetière de Sâint-Brice sous Reine<(Orne). Dans l’Yonne* oii bénissait à l’église des pommes que l’on attachait à un cercle de l’ancienne croix du cimetière ; elles étaient mises en adjudication le jour de Pâques et vendues très cher* parce qu’oii leur attribuait la vertu de préserver de la fièvre B.
Dans presque tous les pays de France on constate l’usage de placer à la porte des cabarets des branches d’arbres au feuillage éternellement vert ; suivant une curieuse notice de Raoul Rosières, c’est Une survivance dé ceux qui étaient autrefois consacrés à Bacchus. Au XVIe siècle les auberges de Normandie avaient de ces enseignes :
Pour cornette et guidon, suivre plus tost on doit Les branches d’hiere ou dif qui montrent où l’on boit6.
4. A. Le Braz. La Légende de la Mort, t. 1, p. "1 ; A. de Nore, Coutumes, p. 10 ; B. Souché, ih Rev. des trad. pop. t. Vltî, p. 420 ; E. Bolland. Flore pop. t. Y, p. 2.