‹ Le folk-lore de France (volume 3)Chapitre 44 sur 506 · CHARMES ET MÉDECINE · texte numérisé non relu

CHARMES ET MÉDECINE

Les différentes parties du corps des animaux servent à des usages superstitieux ou magiques. Quelquefois les pratiques semblent se rattacher à la croyance, souvent constatée chez les primitifs, d’après laquelle la chair d’un individu communique à celui qui se l’assimile quelques-unes des qualités réelles ou supposées qu’il possédait de son vivant. On disait au XVIIIe siècle qu’en mangeant du lièvre on était beau sept jours de suite; dans les Vosges il fallait en manger pendant sept jours consécutifs, opinion qui se rattache peut-être au dicton, usité dans ce pays, et ailleurs, qu’on ne voit jamais que de beaux lièvres. Dans le Cher, celui qui a avalé tout saignant le cœur d’une belette devient somnambule 3.

Les animaux domestiques sont aussi influencés par la chair de certaines espèces sauvages. En Lorraine les chiens qui ont mangé le

1. P. Rondou, in Rev. des Trad. pop., t. XIX, p. 360 ; E. Auricoate de Lazarque, ibid , t. XIX, p. 413-414 ; Elvire de Cerny, Saint-Suliac, p. 26 30.

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