E. Roilaod. Flore pop. t. IV, p
LE§ PLANTES
fièvres quartaines face tant qu’il treuve le treille à. quatre fueilles, et s'en desjune par quatre jours,, et pour vray. elles le laisseront. Pour garir fievres çoqtj, nues il fault escripre les trois premiers mos de la paternpster sur une fqeille de sauge nostrée,et icelle mengier par trois matinée?:1, Un rernède assez fréquemment employé en Basse-Bretagne contre les mauy de dents consiste dans la plastication prolongée d’une plante amère et ornée de piquants, que le patient ne doit pas voir, afin de Pé pouvoir la reconnaître plqs tard, mais qui n'est autre que l’eryngium mritimwn ; le patient ne s’arrête que lorsque le sorcier a récité neuf fois une longue oraison en l’hoppepr de sainte Apolline 2.
Qp rencontre en Morvan un exemple intéressant de la guérison ù distance : quand un enfant a le croup, on remplit un chapeau avec des jougs, on fait une ronde et à la fin de chaque ronde on crache dedans \
Les herfies qui croissent au bord des fontaines miraculeuses empruntent Ù cette circonstance des vertus spéciales. Dans le Maçonnais on mêlé au breuvage formé par l’eau de la source sacrée des plantes recueillies dans son voisinage immédiat. Les pèlerins ramassent dans les joints des pierres delà Fontaine de Saint-Martin à Dettey, une plante, la Marchanda polymorpha , employée contre les hydropisies, et la font boire en infusion aux femmes en couches, pensant ainsi activer je dénouement 4.