E. Rolland. Faune pop., t. V, p
4. De Métivier, de Y Agriculture des Landes, p. 431 ; E. Rolland. Faune pop., t. IV, p. 116 ; À. Benoist, in liev. des Trad. pop., t. XV, p. 14.
Plusieurs explications ont été données de cette cruauté ; d'après l'une d'elles, elle venait de la croyance où l'on était qu'ils se rendaient tous à un sabbat général la veille de la Saint-Jean (Caquets de l'accouchée, p. 23-24 note).
5. E. Holland, Faune pop., t. IV, p. 115, 114; Fr. Mistral. Trésor.
6. J.-B. Thiers. Traité des Sup., t. 1, p. 212; B. Souche. Croyances, p. 25; E. Roland, Faune pop., t. JV, p. 113 ; J.-M. Noguès, Mœurs d'autrefois en Saintonge,
LES NOMS DES LUTINS DE l'ÉTABLÈ 113
devenu vieux, entraînait des conséquences fâcheuses ; en Ille-et- Vilaine le fermier qui met à mort son cheval est l'objet d'une certaine réprobation, et l'on s'attend à ce qu'il éprouve quelque disgrâce '. Les équarisseurs sont regardés comme des espèces de bourreaux; en Berry on les appelle « équarisseurs de bois rouge, » et leur profession est en horreur; au commencement du XIXe siècle l'écorcheur ne prenait point ses repas avec les gens d u domaine pour lequel il travaillait ; on le servait à part dans une sébile de bois qu'il portait toujours avec lui. Dans la Gironde le « belet » est craint et méprisé des campagnards, qui ne lui offrent jamais un verre de vin, et prétendent qu'il ne peut voter ni être cité en justice ; en Basse-Bretagne, ceux qui faisaient métier de dépouiller les bêtes mortes étaient l'objet d'une répulsion, et aucun fermier ne leur aurait donné sa fille 2.