‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 198 sur 491 · A. Beauvais, in Rev. des Trad. pop., t. II, p · texte numérisé non relu

A. Beauvais, in Rev. des Trad. pop., t. II, p

3. Paul Sébillot. Petite Légende dorée, p. 153; Contes, t. I, p. 331 ; Albert Le Grand. Vies des Saints de Bretagne, Saint Pol, § 83.

4. Etienne de Bourbon. Anecdotes, p. 251. Dans un des exemples de Jacques de Vitry le personnage est un ermite, et c'est une souris qui est enfermée sous le plat (p. 4 ; les parallèles sont cités p. 1391 comme dans un conte auvergnat où une charbonnière force son mari à soulever le couvercle d'une soupière qui lui avait été remise par un roi (Paul Sébillot. LUI. orale de l'Auvergne, p. 43 et suiv. ; traduction d'un texte patois de A. Bancharel. Veillées auvergnates, 1887). Rabelais a aussi donné une version où un pape sollicité par des religieuses d'avoir la permission de se confesser mutuellement, la leur accorde si elles peuvent se garder d'ouvrir une petite boite qu'il leur remet ; elles ne peuvent résister à la tentation et il s'en échappe une petite linotte. [Pantagruel, 1 111, c. 34) ; Grécourt a versifié ce conte en lui donnant le titre de : La Linotte de Jean XXII ; (Œuvres choisies, Genève, 1777, p. 1 et suiv).

5. F. -M. Luzel, in Ann. des Trad. pop. 1888, p. 1 et suiv. ; c'est d'après ce conte que j'ai composé un petit poème : C'est la faute d'Adam. La Bretagne enchantée, 1899, p. 61.

Dans plusieurs contes des domestiques se sont engagés à servir jusqu'au premier chant du coucou, qui comme on le sait, arrive à des périodes assez fixes ; ordinairement le maître qui veut se débarrasser de lui, charge sa femme ou sa fille de monter dans un arbre et de chanter coucou, et le domestique la tue l. Un conte basque est un peu différent : un garçon doit être tué s'il n'a pas coupé une pièce de fougère avant que le coucou n'ait chanté ; il se lève avant le .jour, mais entendant le coucou, il tire sur l'arbre d'où le chant partait et c'est sa maîtresse qui en tombe2.

On a recueilli des parallèles du joli fableau intitulé le Dit des Perdriz : une femme qui les a mangées fait accroire au prêtre invité au repas par son mari, que celui-ci prépare son couteau pour le châtrer; le prêtre voyant accourir le vilain le coutel à la main s'enfuit en toute hâte3. En Gascogne, dans la Charente, les personnages sont les mêmes, alors que dans les versions de Lorraine et de Bretagne, c'est le curé qui est censé couper les oreilles aux gens *.

1. Paul Sébillot. Litt. orale, p. 157, 160 ; F.-M. Luzel. Contes, t. III, p. 217, 229; in Mélusine, t. I, col. 472 (obs. de Roelher) ; Léon Pineau. Le F.-L. du Poitou, p. 50; Ortoli. Contes de Vile de Corse, p. 217; Paul Sébillot. Litt. orale de l'Auvergne, p. 57 ; cf. aussi Cosquin, t. II, p. 51.

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