De Hétivier. De V agriculture des Landes, p
i Paul Sébillot. Notes sur les traditions. p . 18 ; J. Lecn-ur, I. C. t. I. p. 294 : (J. Dottin. Les Parlers du Bas-Maine, p. 599;|Pau) Sébillot. Trudil ons, t. I. p. S$l '■ D* Pommerol, in liev. des Trad. pop., t. XII, p. 552; Paul Mai e '. I. XVI-
p. 371 ; O. Colson. in Waîlonia, t. IV, p. 54.
I e< consultations par l'effeuilleineni ou le comptage des pétales ou des grains ne sont pas toutes en rapport avec l'amour. En Wallonie, les enfants, en arrachant celles de la grande marguerite, prononcent ces mots : « Maison, baraque, château. » Dans l'Albret pour savoir si l'année sera bonne ou mauvaise, on lire une par une les graines sur une lige d'ivraie en disant sur la première : Pain, sur la seconde : Vin, sur la troisième : Viande, sur la quatrième : Foin, et l'on recommence jusqu'à la dernière graine. Les enfants wallons comptent les épis du ray-grass en disant : « Paix, guerre, famine, bon temps » : en Normandie on dépouille grain à grain un fol épi en récitant une formule analogue. Dans le Maine, on dit en effeuillant les corolles de la queue de renard : « Paradis, purgatoire, enfer ». En Wallonie le dépouillement des graminées s'applique à des sujets variés; c'est ainsi que pour savoir l'origine d'un vêtement on dit : « Donné, och'té, trové, happé ' ».
La consultation par le lancement est assez rarement pratiquée : en Wallonie, après avoir effeuillé la marguerite, on détache les étamines, on les jette trois fois en l'air et on les fait relomber sur le dos de la main; ce qu'il en reste à la troisième fois indique le nombre d'enfants qu'on aura; à Baugé (Maine-et-Loire) un seul jet suffit2.
Au XVIIIe siècle, on jetait la paille au vent lorsqu'on était incertain de sa route et on se réglait sur le mouvement que le vent donnait à la paille, pour savoir de quel côté il fallait se tourner1.
Une autre épreuve est basée sur le plus ou moins de fraîcheur des pétales détachés. A Nivelles, la jeune fille qui hésite entre deux amoureux effeuille deux bluels qu'elle place séparément dans deux plis cachetés, sur chacun desquels elle écrit le nom des concurrents; au bout de trois jours elle ouvre, et ie bluet le moins desséché porte le nom du futur mari '.
L'épreuve par le souille, qui consiste à interroger des graines légères qu'un déplacement d'air suffit à détacher, est aussi répandue que celle par l'efféuillement. Elle sert à des consultations variées, dont quelquesunes s'appliquent aux choses du cœur. Dans les Landes lorsqu'on veut se délivrer d'un doute fâcheux, on souffle sur une espèce de séneçon : on est sûr d'être aimé, si on a la chance de faire envoler d'un seul coup toutes les aigrettes. En Haute-Bretagne et dans la Beauce, si toutes celles du pissenlit s'envolent, on est très-aimé ; s'il en reste quelquesunes, on l'est un peu moins ; l'affection est faible si la plupart résistent
1. A. Harou. Le F. L. de Godarville, p. 26; Dardy. Anthologie de l'Albret, t. II, p. 371 ; A. Harou, I. c. ; J. Lecœur. Esquisses du liocar/e,t. l,p. 295 ; G. Dottin. Les Parlers du Bas-Maine, p. 599 ; 0. Colsou, in Wallonia, t. IV, p. 54.
2. 0. Colson, in Wallonia. t IV, p. 55 ; C. Kraysse, in Rer. des Trad. pop., t. XX, p. 301.