‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 59 sur 491 · Ed. Edmont, in Rev. des Trad. pop., t. XIX, p · texte numérisé non relu

Ed. Edmont, in Rev. des Trad. pop., t. XIX, p

2. Paul Sébillot. Contes des Landes et des Grèves, p. 227-229 ; Zephir Henin, in Wallonia, t. 1, p. 188-189; A. Gittée et Lemoine. Contes wallons, 141-142- Ed Edmont, 1. c, p. 91.

3. E. Cosquin, t. Il, p. 156, 159, 161 (contes antérieurs); Paul Sébillot. Contes des provinces de France, p. 320 (Bresse) ; Contes des Landes, p. 270; L. Adam. Le* patois lorrains, p. 414: J. -F. Bladé. Contes de Gascor/ne, t. III, p. 195; F. Arnaudin. Contes de la Grande Lande, p. 127 ; Léon Pineau'. Contes du Poitou, p. J95 ; F.-L. du Poitou, p. 39; A. Gittée et Lemoine. Contes wallons, p. 159 ; A. Meyrac. Trad. des Ardennes, p. 458 ; V. May, in Rev. des Trad. pop., t I p 241 (Franche-Comté) ; E. Edmont, ibid., t. XIX, p. 212 (Artois) ; Louis Lambert. Contes du Languedoc, p. 138 ; Ch. Roussey. Contes de Bournois, p. 17.

64 LES MAMMIFERES SAUVAGES

de grossier jugement de Dieu: celui qui aura les cuisses mouillées le matin , qui aura souillé son lil ou le long des pattes duquel coulera le beurre, sera le coupable ; pendant le sommeil de sa dupe le renard la barbouille ou l'arrose '. Dans le pays basque, où les personnages sont au nombre de trois (le troisième est un ours), on convient de sauter un large fossé : celui qui laissera échapper le plus grand vent aura mangé le pot de crème ; dans les Ardennes, où le troisième acteur est le lièvre, il s'agit aussi d'un saut : le plus lourd sera le coupable 2.

Plusieurs épisodes sont en relation avec la queue du loup: sur le conseil du renard il y attache un panier destiné à mettre le poisson à prendre, ou qui a servi aie pécher; il la plonge aussi dans un trou fait dans la glace, où elle se trouve gelée, et elle s'écourte quand il veut la retirer3. Cette rupture a aussi lieu lorsque, à l'instigation de son complice, il l'a attachée à un battant de cloche, ou que le renard la lui a arrachée en le faisant tourner4. Pour soulager son mal, le renard lui conseille de tremper sa queue écorchée dans une poêle remplie d'huile bouillante, ou de mettre son moignon dans une fourmilière5. Il lui refait aussi une queue avec du chanvre, mais il ne tarde pas à trouver le moyen de la faire flamber6 ; parfois il conduit sa dupe chez un maréchal, qui sous prétexte de souder au loup une nouvelle queue, le brûle avec un fer rouge, et lui laisse un souvenir si désagréable, que lorsqu'il est au bas de l'arbre où s'est réfugié le renard, et qu'il supporte les loups qui, grimpant les uns sur les autres, sont sur le point d'atteindre le trompeur, il s'enfuit en entendant celui-ci appeler le maréchal 7.

C'est en excitant la gourmandise du loup que le renard lui persuade de s'étendre, en contrefaisant le mort, sur la route où passent des poissonniers, plus rarement des coquetiers, ce qui lui cause de nouvelles

i. V. May, 1. c. ; Aug. Gittée et Lemoine, p. 162 ; Paul Sébillot. Contes des proo. p. 321 ; Léon Pineau. Contes, p. 196 ; Félix Arnaudin, p. 130 ; A. Meyrac, p. 459 ; L. Lambert, p. 141 ; Lucien Adam, p. 415.

2. J.-F. Gerquand. Léy. du pays basque, t. IV, p. 136; A. Meyrac, p. 439.

3. E. Holland. Faune pop., t. I, p. 150; Paul Sébillot. Contes, t. 1, p. 326; Louis Lambert. Contes du Languedoc, p. 171, 175 (dans ces deux récits le loup se noie) ; Anselme Callon, in Rev. des Trad. pop., t. II, p. 231 (vallée d'Aspe). Roman de Renart, br. III, v. 380 ; E. Cosquin, t. II, p. 157 ; Paul Sébillot. Contes des provinces, p. 322; Lucien Adam, p. 415; A. Gittée el J. Lemoine, p. 165 ; P. Ghapiseau. Le F.-L. de la Beauce, t. II, p. 240; C. Roussey, p. 33; Renarl, br. III, v. 407 et suiv. 489 et suiv.

4. II. Gamélat, in Mélusine, t. X, col. 211 ; Paul Sébillot. Trad. t. II, p. 118.

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