LES AMOURS ET LA NAISSANCE
Les paysans, habitués depuis leur enfance à voir aux champs, sur la route ou dans les cours des fermes les accouplements des animaux domestiques, qui entendent journellement parler des circonstances qui les accompagnent, des mesures à prendre pou^ assurer leur réussite, ont sur ce sujet des idées très différentes de celles des habitants des villes : l'accoutumance leur fait regarder avec une indifférence à peu près complète les diverses phases de ces actes, et ils en causent tout naturellement, sans même songer à employer les formules d'excuses, usitées lorsqu'il s'agit de nommer simplement quelques bestiaux réputés ignobles, et si elles interviennent alors, on peut être certain qu'elles ne s'appliquent pas aux agissements des animaux, mais à leur espèce. 11 n'est pas rare, du reste, et personne n'y trouve à redire, de voir des jeunes filles, de mœurs irréprochables, non-seulement assister, mais aider aux rapprochements des bêtes dont elles ont la garde.
Les gens de campagne s'adressent pour l'accroissement de leurs