Les Evangiles des Quenouilles, App. B. III
6. E. Rolland. Faune pop., t. IV, p. 110 ; B. Souche. Croyances, p. 6 ; Paul Sébillot. trad., t. II, p. 43: Alfred Harou. Le F.-L. de Godurville, p. 16; in Rev. des Trad. pop., t. XVII, p. 371.
LE LAIT rto
bénédiction sont en général privés d'odorat. En Poitou on a l'habi tude, huit jours après la naissance d'un mulet, de mange'r des crêpes ■ dans le canton de Lezay, on fête celle d'un poulain par un repas dam.s appelé coya. Dans le Bocage vendéen une vache qui a plu sieurs veaux d'une portée, doit être vendue ou abattue, pour détourner le malheur de la maison *.
Il est vraisemblable qu'il y a aussi plusieurs observances au moment de 1 opération, souvent dangereuse, de la castration. Autrefois on s'v préparait par des actes qui touchaient à la religion et à l'hygiène- « Et doit lors le berger estre sans péché et est bon de soy confesser et ne doit ce jour menger des aux pour avoir meilleure aleine. » En Poitou au commencement du XIX* siècle, celui qui castrait les agneaux devait opérer au déclin delà lune et n'avoir pas l'haleine mauvaise. Dans A bret si on fait châtrer la truie à celui qui vient de châtrer un cheval la truie mourra2.