‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 82 sur 491 · Rothe. Les Romans du Renard, p · texte numérisé non relu

Rothe. Les Romans du Renard, p

4. J.-B. Thiers. Traité des Sup., I, p. 418 ; Cyrano de Bergerac. Lettre pour les Sorciers ;Jean Bodin. Le Fléau des Sorciers, 1. 11, c. 1.

5. E. Rolland. Faune pop. t. V, p. 101 ; G. Dottin. Les Parlers du Ras-Maine, p. 62.

6. Gervaise de Tilbury. Olia imperialia, p. 993, éd. Leibnitz.

Suivant l'époque à laquelle il a été fait, le beurre jouit de plusieurs

privilèges; dans le Finistère le beurre fait pendant les Rogations ne

se corrompt jamais, et constitue le baume par excellence pour panser

les plaies ou pour rendre au corps fatigué son élasticité et sa vigueur*.

En Auvergne et en Berry celui de mai guérit certaines blessures, et il

est aussi employé pour panser les bêtes à cornes qui ont les pieds

blessés. En Berry, il sert aux coquettes de village qui veulent donner

du brillant à leur teint. Au XVIe siècle, les dames employaient dans le

même but :

De la graisse de loup et du beurre de may,

et d'après Brossette, le commentateur de Régnier, on en préparait encore pour le visage à l'époque de la Régence 2.

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