Joanne. Normandie diamant, p
- L. Dusevel. Lettres sur la Somme, p. 98.
L. de Nussac. Les Fontaines en Limousin, p. 20. Deribier du Chatelet. Séatistique du Cantal, t. I, DÉS Hipp. Sauvage. Légendes normandes p. 31. . Pausanias. Voyage de Béotie, ch. 31.
. H. Labourasse. Anciens us. elc., de la Meuse, p. 139,
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gueil, dit alors: « Si je l'avais demandée sur la croupe de mon cheval, je l'aurais aussi bien obtenue ». Mais Dieu le punit de celte parole téméraire, el l'eau cessa de couler. Clovis reconnut sa faute, se mit à genoux, en demandant pardon à Dieu, et la source se rouvrit'. La fontaine de Sainte Geneviève a aussi jailli sous les sabots du coursier du seigneur de Cruzille?, et l’on raconte en Savoie que le sire de Blonay ayant traversé le lac de Genève à cheval pour échapper aux Bernois, son coursier, en abordant à la rive du Chablais, perdit un de ses fers dans le gravier sur lequel il s’abattit, et que le lendemain on y vit couler une source ferrugineuse.
Plus ordinairement ces montures sont celles de personnages sacrés : la Foun Sent-Marsal de Favars naquit sous le pied du cheval de saint Martial, la Foun Saint-Janifar à Liourdes sous celui de la mule de saint Genutle ‘. Saint Julien, serré de près par ses ennemis, lança vigoureusement son coursier qui, du haut de la colline, saula dans la vallée; son pied y fit naître une source, et l’on dit qu’en passant la main sur la pierre qui est au fond, on sent la forme d'un fer à cheval. Pendant que saint Martin priait Dieu pour obtenir de l'eau, son cheval frappa le roc d'un violent coup de pied qui v est resté empreint, et il en sortit une fontaine abondante que l'on voit près de Druyes®. A Clion (Loire-Inférieure) un semblable miracle est attribué au cheval du même saint. On raconte en Poilou que ce bienheureux, qui était pàtour dans son enfance, ayant élé accusé par son maitre de laisser son troupeau mourir de soif, appela le plus grand de ses bœufs et lui ordonna de frapper la terre du pied; lorsque l'animal lui eut obéi, il jaillit une belle source qu'on appela la Fontaine de Saint-Martin”.
Quelquefois, sans qu'il y ail aucune intervention physique, des fontaines se montrent à des endroits auparavant dépourvus d’eau: une prière suffit pour opérer la merveille. Saint Caprais s'étant caché pendant que l’on persécutait les chrétiens, entendit une jeune fille qui chantait au milieu des supplices. Ne pouvant revenir de tant de courage, il pensa : « Mon Dieu ! cette fillette chante en cuisant à petit feu. EL moi, un homme, je me cache. Mon Dieu, si je dois mourir comme elle, faites un miracle. Faites qu'aussitôt Jaillisse de ce rocher une source d'eau vive et claire! » Dès qu'il eut dit ces mots, jaillit du
. Léon Pineau. Le Folk-Lore du Poitou, p. 185-186.
. L. Lex. Le Culle des eaux en Saône-ei-Loire, p. 21.
. À. Dessaix. Légendes de la Haute-Savoie, p. 28.
. L. de Nussac. Les Fontaines en Limousin, p. 18.