‹ Le folk-lore de FranceChapitre 142 sur 403 · PARTS ET PERRET RE DITES · texte numérisé non relu

PARTS ET PERRET RE DITES

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obligatoire en pareil cas'. La source des Fonts-Bouillants à Saint- Parize-le-Châtel (Nièvre), coulait autrefois à Cougny. Un meurtrier étant venu s'y laver les mains, saint Martin lui ordonna de s'envoler. En passant au-dessus d'une chaumière habitée par un sorcier, celui-ci la charma et la forca à se fixer près de sa maison. Dans la traversée en. l'air, il tomba quelques gouttes dans le bois des Vertus et dans l'étang des Civières, où l’on remarqua dès lors des ébullitions. La fontaine d'Onlay disparut aussitôt qu'un boucher y eut lavé ses mains ensanglantées ; elle traversa la terre pour se purifier, et revint jaillir dans le. pré où on la voit maintenant ?.

Le sang des martyrs ou des innocents ne faisait pas, au rebours de ce qui arrive d'ordinaire, disparaitre les sources : on a même pu voir qu’il leur donnait parfois naissance. On raconte dans le Lot qu'une demoiselle de Montal, appelée Hespérie, ayant résisté à un seigneur qui voulait lui faire violence, fut décapitée par lui: elle ramassa sa tête, et après l’avoir lavée à la fontaine qui a pris son nom, la porta à l’église ? ; à Sainte-Alyre, on montre la fontaine où sainte Elidie, tuée par un seigneur qui avait tenté d’abuser d'elle, vint laver sa tête ensanglantée, afin que son sang ne criât pas vengeance contre son meurtrier ‘.

Dans le pays de Dreux et dans la Beauce orléanaise, plusieurs fon taines ont lari parce qu'elles ont été aveuglées avec des balles de laine et de coton”. Des moines, pour se venger de Sully, bouchèrent avec des matelas les sources, situées dans leur propriété, qui alimentaient l'étang de la Gatineÿ.

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