‹ Le folk-lore de FranceChapitre 204 sur 403 · A. Le Braz, in Soc. arch. du Finistère, 1899, p · texte numérisé non relu

A. Le Braz, in Soc. arch. du Finistère, 1899, p

5. Charles Fichot. Statistique monumentale de l'Aube, t. 1, p. 336. J'ai donné au chapitre précédent la légende d'un seigneur alsacien nommé Ganglof, dont la femme st plongé la main dans un bassin pour une épreuve analogue, la retira couverte

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laissée seule pour guerroyer, eut une vision, où un ange lui désigna une fontaine située à Choiseul, en l'engageant à demander à la châtelaine de plonger le bras dans son eau. « Si elle est innocente, dit l'ange, nul mal ne lui arrivera. » Le lendemain Gengoul proposa à sa femme de visiter leurs terres du Bassigny. Au milieu du jour ils arrivèrent à la fontaine miraculeuse, et Gengoul y plongea son bras jusqu'à l'épaule, en engageant sa compagze à en faire autant. Elle le fit en se jouant, mais son rire fit place à la stupeur quand elle retira le bras couvert de plaques violeltes et noires, d'ulcères et de suppuration. Gengoul alla s'enfermer dans un ermilage, et depuis, la fontaine sert d'éprouvette pour la vertu des femmes et des filles'. Au commencement du XIX: siècle, cette légende était racontée dans le Boulonnais, et on la rattachait à la fontaine de Wierres : saint Gengoul, nommé par les paysans saint Gandouf, était un grand guerrier, qui revint dans son manoir après une absence de plusieurs années, et demanda à sa femme si elle n'avait point souillé le lit conjugal. Celle-ci donna sa parole d'honnête femme, qu’elle était restée chaste de corps et d'esprit. « Puisque c'est ainsi, répondit le chevalier, plongez votre bras dans celte fontaine. » Mais le bras fut aussitôt consumé et décela ainsi l'adultère?, Il y avait entre Briey et Avril (Moselle) une fontaine, aujourd'hui tarie, à laquelle la femme soupconnée d'avoir fauté élait conduite par son mari. Il lui disait d'y plonger le bras; si elle était innocente, elle l'en retirait parfaitement sain; si elle était coupable, il se paralysait à l’instant*. Dans l'Aube, le bras de l'épouse d'un croisé soumise à la même épreuve dans la fontaine de Saint-Georges à Elourvy en sortit complètement desséché, Gette fontaine bouillonnait aussi et se troublait lorsque ceux qui avaient forfait à l'amour conjugal se trouvaient dans son voisinage immédialt. Dans l'Orne, celle de Saint Cénéryle-Léger, qui devait son origine au saint dont celle portait le nom, retenait ses eaux toutes les fois qu'une femme criminelle s’en approchait *.

Ceux qui avaient été victimes d’un larcin posaieut sur l’eau des sources un objet qui, suivant la manière dont il se comportait, leur indiquait celui qui réellement leur avait fait Lorl. En 1672, le P. Amilha signalait parmi les superstitions toulousaines, celle qui consistait, pour découvrir le voleur qui avait dérobé des hardes, à essayer si le

. Gustave Sarcaud. Légendes du Bassigny champenois, p. 87-89. . Vaidy, in Mém. de l'Acad. cellique, &. V (1810), p. 109 {lettre écrite en 1805). . Auricoste de Lazarque, in Revue des Trad. pop., t. X, p. 280.

. Oclave Rameau, in Journal de l'Aube, 3 oct. 1873. . P. D. (Paul Delasallc), in La Mosaïque de l'Ouest, 1845-46, p. 166.

A NN MISE CAMÉQTENENES

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