Léon Plancouard, in Rev. des Trad. pop., t. XVI, p
5. F.-M. Luzel. Contes de Basse-Bretagne, t. T, p. XI; (Marguerite Philippe, la meilleure conteuse de Luzel, joignait à sa profession de fileuse celle de pèlerine par procuration). Rosenzweig. Pèlerinages du Morbihan, p. 239 ; L. de Nussac. Fontaines en Limousin, p. 8-9 ; Laisnel de la Salle. Croyances du Centre, t. I, p. 311; L. Lex. Le Culle des eaux en Saône-et-Loire, p. 1, 8; A. S. Morin. Le prêtre el le sorcier, p. 111. On y trouve le résumé d'un curieux procès intenté à des « voyageurs ». J.-G. Bulliot et Thiollier. La Mission de saint Martin, p. 313;
Les professionnels qui agissent par procuration doivent se laver la parlie du corps correspondant à celle dont souffre le malade’. La mère de l'enfant qui ne peut se déplacer, ou celle qui la remplace, se lave dans une fontaine de Saint-Méen près de Lisieux, la tête ou le corps à l'endroit où se trouve son mal?
Lorsque les fiévreux n'étaient pas en état de se rendre à la fontaine de Saint-Martin à Saint-Léger sous Beuvray, on trempait dans l'eau un cordon ou un linge qu'on leur passait autour de la tête, et dont on ornait après guérison, la croix qui s'élève près de la fontaine ?.
En Ille-et-Vilaine l'efficacité d'un de ces pèlerinages par procuration est subordonnée à plusieurs circonstances accessoires et assez compliquées, dont la stricte observation est nécessaire à sa réussite. Pour la guérison des fièvres tremblantes les filles font le voyage pour les garçons, et les garçons pour les filles, à la fontaine de Saint-Maron en Chevaigné. Les pèlerins doivent être à ‘jeun, et il faut qu’ils se gardent de parler ; ils sont au nombre de trois, font trois fois le tour de la croix en buvant à chaque fois de l'eau dans le creux de la main, et en récitant trois Pater et trois Ave #.
On à constaté en plusieurs pays de France, et notamment en Eureet-Loir, l'usage d’immerger les enfants dans les sources lorsqu'on ne sait plus quel traitement leur appliquer. On baignait autrefois ceux qui étaient atteints de la fièvre, vers le temps de Noël, dans une fontaine très fraîche à Lury; la moitié au moins succombait à l’épreuvef.
Lorsque l’on consulte le sort d’un enfant, on le‘plonge dans la fontaine de Sainte-Fortunade en lui mettant un sou dans la main : si la monnaie tombe en ce moment, c'est mauvais signe, s'il la garde, ilya quelque espoir ?.
Dans le Finistère, vers 1830, la mère dont le nourrisson souffrait d'une fièvre opiniâtre, louait trois mendiants qui allaient prier neuf