‹ Le folk-lore de FranceChapitre 260 sur 403 · S 3. LES PUITS DANS LES FACÉTIF3 ET DANS LES CONTES · texte numérisé non relu

S 3. LES PUITS DANS LES FACÉTIF3 ET DANS LES CONTES

Certains puits passaient pour êlre si profonds qu'ils touchaient à un monde souterrain, silué bien loin sous terre, où suivant diverses traditions du bord de la mer et de l'intérieur, vivent des fées. Cette idée se retrouve sous une forme facétieuse dans un recueil du XVI° siècle, qui localise l'aventure dans la forêt de Lyons en Normandie: Ainsi que le racontent les vieux peres de notre forest, il y a un puits dans les bois qui est estimé le plus profond d'icy illec. Un homme descendu pour le curer, trouva une pierre plate, fort large, couvrant la rondeur du puits, sur laquelle en piochant, frappa plusieurs foys de son pic. Au moyen de quoy se faisoit un espouvantable son, de sorte qu'il en fut le plus effrité du monde, et mesmes, quant à l'instant il entendit la voix d'une femme provenant de dessous cette pierre qui disoit ainsi, hau hay, ma commère Perrette, allons legerement cueillir nos drapeaux, voicy venir la pluye, car j'ay ouy le tonnerre. Dans la partie française des Côtes-du-Nord, une petite légende présente un certain rapport avec le récit de Pierre d’Alcripe : Il y a bien des années, les gens de Plorec résolurent de creuser un puits; les travaux furent vite menés et au boul de deux mois on était arrivé à une énorme profondeur, quand on entendit sortir des entrailles de la terre une voix formidable qui criait: « Assez fond ! » Les ouvriers éffrayés remontèrent, et depuis tous ceux qui y sont descendus ont entendu la même voix mystérieuse. On suppose que c’est celle du Diable qui ne veut pas que l'on arrive jusqu'à sa « demeurance » #.

Un petit conté du XVI° siècle montre qu'à cette époque certains puits étaient regardés, comme le sont encore maintenant des rivières et des fontaines, comme ayant de mystérieux conduits qui aboutissaient

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