Paul Sébillot. Légendes de la Mer, t. I, p
2 Lucie de V. H., in Revue des Trad. pop. t. XV, p. 139. 3, Félix Frank. La Danse des fous. Paris, 1885, in-18, p. 216. 4. Paul Sébillot. Lég. de la Mer, t. I, p. 197.
récifs de la pointe du Raz, les pêcheurs croient voir la coque du Vengeur, bien que la bataille du 13 prairial ait eu lieu assez loin de là ‘.
Les matelots boulonnais disent que l’ancienne statue miraculeuse de Boulogne est retenue par le diable dans un port sous-marin qui se trouve à quelque distance de leur rivage: elle ne sera rendue aux hommages de ses fidèles que lorsqu'une jeune fille, absolument pure, et aimant un marin qui ne l’aimera pas, aura le courage de $e dévouer pour l'enlever au démon. Elle y laissera la vie, mais la statue reprendra sa place, et Boulogne deviendra une ville plus importante que Marseille ?. On retrouve ici, sous une forme un peu différente, l'idée d’après laquelle un événement heureux pour une ville a, comme contre-partie, la décadence d’une cité rivale.
1. Ernest Daré, in Rev. des Trad. pop., t. XVI, p. 309. 2. Albert de Larrive, tbid., t. XVI, p. 202.