‹ Le folk-lore de FranceChapitre 388 sur 403 · S 12. PRATIQUES MÉDICALES ET CULTUELLES · texte numérisé non relu

S 12. PRATIQUES MÉDICALES ET CULTUELLES

Le folk-lore médical des eaux dormantes de toutes natures est bien petit en comparaison de celui des fontaines ; cependant il n’est pas négligeable, el les faits relevés sont assez nombreux et assez probants pour que l’on puisse en déduire que la croyance aux vertus curatives de certains lacs, et même d'humbles flaques d’eau. est loin d’être tombé en désuétude. Ceux qui les ont notés ne semblent pas toujours leur avoir accordé l'attention qu'ils méritent, ne serait-ce qu'en raison de leur rareté, et ils se sont souvent bornés à l'énoncé du fait, sans indiquer les movens employés par les pèlerins ou les malades pour obtenir la réalisation de leurs désirs. Il aurait pourtant été intéréssant de les connaître, et de savoir par exemple ce qui se passait sur le bord des petils marais que l’on rencontre sur les plateaux de la Montagne Noire, et qui possédaient Lous des propriétés plus ou moins merveilleuses pour combattre les enchantements et les infirmités*. Lorsque le pèlerinage à la chapelle de Saint-Florent, bâtie sur les bords du lac de Longemer dans les Hautes- Vosges, avait été ineflicace pour la guérison des coliques rebelles, le malade se plongeait dans le lac à un certain endroit voisin de l'oratoire, et marqué par trois pierres debout”. Cette circonstance permet de supposer que la pratique est pré-chrétienne, et que l'érection de la chapelle a été motivée par le désir de la christianiser.

Le bain dans les eaux stagnantes élait non seulement usité dans celles des lacs, mais encore dans celles des mares. Il y en avait une

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