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L. de Nu:sac. Les fontaines en Limousin, p

3. E. Renan. Souvenirs d'enfance. Cette consultation se fait plus ordinairémant dans les fontaines,

l'entour d'une petite mare appelée : « Trou de Saint Nicolas » elles ne cherchent ni à se mirer dans son eau troublée ni éncore moins à en boire, ear c’est précisément au contraire qu'elles s'efforcent !.

Cette pratique, qui est peut-être un reste de grossier paganisme, constitue une exception : généralement les eaux stagnantes, de mêraeque les fontaines, ont horreur de la souillure. En Poitou, si l’on dégraisse de la laine dans une mare ou qu'on y lave les vêtements d'un mort, elle tarira?, À Deuil (Seine-et-Oise) les femmes ne vont pas laver dans l'étang du Marchais le 15 novembre, parce que c’est le jour où saint Eugène, patron de la localité, fut noyé dans cette pièce d'eau, et elles sont persuadées que si elles bravaient cette coutume, il leur arriverait les plus grands malheurs ainsi qu’à leur famille *.

Autrefois en Touraine existait l'usage de porter les charbons ardents du feu de la Saint Jean dans les étangs et dans les mares, pour en désinfecter les eaux. Actuellement on en jette dans les fosses remplies d’eau pour empêcher d'y pousser la canetée, pelite plante aquatique lentiliforme dont les canards sont très friands *.

C’est peut-être en raison du respect accordé aux eaux que l'on observait avant la Révolution, la singulière coutume juridique qui suit : Le lac de Grand-lieu avait haule, basse et moyenne justice : le tribunal

siégeait dans un bateau à deux cents pas du rivage, et lorsque le juge prononcail sa sentence, il devait, de son pied droit, toucher l'eau”.

1. Léon de Vesly, in Bull. de la Soc. d'émulation de la Seine-Inférieure, 1892- 1894, p. 235.

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