COMPLAINTE COMPOSÉE PAR LE ROUGE D'AUNEAU
Je suis né de Saim-Parterne,
D'Orléans en vérité :
Que maudite soit la journée
Qui me cause tant de peine Je voudrais en vérité,
Jamais n'être né. (bis)
Comme étant dans ma jeunesse
Je menais la vie d'un libertin, J'ai commis mille assassins
Je mettais tout au pillage.
Assassins dans nos endroits
Un chacun se plaignait de moi . (bis)
29e FOLK-LORE DE LA BEAUCE
Père et mère me commande
De quitter la maison ; Et moi comme un vagabond,
J'entrepris la contrebande, J'ai bien commencé par là
La vie d'un vrai scélérat, (bis)
Nous étions bien vingt ou trente A qui il fallait de l'argent,
Cinq à six cent mille francs Qu'il nous fallait au plus vite,
Ou sinon nous leur disions
Que nous les égorgerions, (bis)
Je me suis confié à un traître,
A un jeune scélérat.
S'est porté au désespoir.
N'ayant plus d'existence ; Vil coquin s'en est allé
C'était pour me dénoncer, (bis)
Les gendarmes fort habiles, A Orléans s'en sont allés,
A Chartres ils m'ont amené, Je suis dans leurs chaînes,
En pleurant mon triste sort, N'espérant plus que la mort, (bis)
Et toi, pauvre Rouge d'Auneau,
Qui es détenu dans les chaînes, En pleurant mon triste sort.
Ne demandant que la mort . (Ins)