J. B. Andrews, ia Revue des Trad. pop., t. IX, p
i()8 LA CHANCE
grinçaient d'une manière terrifiante. La légende fait môme quelquefois parler la tête{l).
Les pêcheurs des bords de la Baltique ne jettent jamais leurs filets entre la Toussaint et la Saint-Martin. Ils sont persuadés que toute infraction à cet usage empêcherait le poisson de venir pendant Tannée entière. Ils ne pèchent pas non plus le jour Saint-Biaise, dont la fête était aussi chômée à l'île de Lewis. En Irlande les pêcheurs ne sortent pas le jour Saint- Martin, dans la crainte de rencontrer le démon (2).
Dans le port de Luarca (Asturies) existe la croyance que le 25 juillet, jour Saint- Jacques, on est exposé sur mer à des disgrâces ; pour cette raison les habitants du pays ne se baignaient pas, et les marins se gardaient bien de sortir (3).
1. Bérenger-Feraud, Superstitions et Snrvivmicest t. II. p. 438.
2. W. Jones, p. 108. Brand , fopular aniiquilies. t i. p. 39i.