LE DÉPART
La morue a près des ouïes deux arêtes qui ressemblent à des lames recourbées; on les appelle os de vérité ; les pêcheurs les jettent en l'air sans les regarder ; il ne faut pas qu'avant de tomber !*os de vérité touche la moindre chose. Celui qui le consulte le conjure ainsi : « Si tu ne me dis pas que je prendrai (dix, vingt) poissons, je vais te hacher avec mon couteau. » Si l'os de vérité tombe, les deux extrémités recourbées vers la terre, c'est qu'il répond non ; si au contraire elles sont en l'air et que le milieu touche le sol, cela veut dire oui. Quand l'os de vérité répond non, on le frappe à coups de botte, puis on l'interroge de nouveau. 11 y a à Terre- Neuve et dans les ports de la Manche des marins qui conservent pendant plusieurs mois des os de vérité, et qui les interrogent souvent. On demande aussi aux os de vérité s'il fera beau : si la réponse est négative, on ne se tient pas pour battu, et on les interroge, jusqu'à ce qu'il aient dit oui. Les deux petits os de la tète de la raie s'appellent « esprit
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de raie » ; on les interroge de la même manière (1).
A Brighton la cérémonie qni précède la pêche du maquereau a lieu en avril. Le premier mai est le jour préféré pour le départ ; lorsqu'il a lieu ce jour-là, les mâts des bateaux de pêche sont décorés de guirlandes. Autrefois on donnait du pain et du fromage à tous les enfants qui se trouvaient sur le rivage et ils souhaitaient un bon vo3^age aux pêcheurs \2).
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Lorsque les pêcheurs anglais sont arrêtés en marche et que quelqu'un les compte, ils considèrent que cet acte peut leur porter préjudice, ('.i .
Chez les tribus voisines dePort-Moresby (Nouvelle Guinée), on doit garder le silence