LA CAPTURE DES POISSONS
Certains poissons dont la chair est peu estimée passent pour faire peur à ceux dont la pèche est plus avantageuse ; tels sont les chiens de mer ; lorsque les pêcheurs de la Haute-Bretagne en voient, ils disent. « V'ià les maudits chiens qui arrivent, la marée est perdue, nous pouvons nous en aller » (1).
Il est des poissons qu'on ne se contente pas de maudire ; on les mutile et on les torture de mille façons. A Terre-Neuve, lorsque les raies viennent en grand nombre se prendre dans les filets, les pêcheurs leur coupent le nez et les jettent à l'eau. Aux Shetland, ils crevaient avec des pointes de fer les yeux des chiens de mer, avant de les remettre à l'eau (2); les pêcheurs de la Manche crèvent aussi les yeux aux pieuvres ou leur passent un bois dedans.
Les Trigles (ou grondins) à eau se de leur stupidité apparente, sont torturés par les mousses qui se font un malin plaisir de