Braulïo Vigon, p
256 LES MŒUKS A BOHl) ET LA PECHE
mier qu*ii prend est i*éservé pour être brûlé, au retour, en hommage aux destins (1).
Jamais un Amboinien ne vendra le premier poisson qu'il prendra dans des filets neufs ; il en appréhendrait quelque malheur, mais il le mange lui-même ou le donne en présent. A la Nouvelle Zélande, Marsden ayant voulu acheter du poisson aux naturels, ils lui répondirent qu'ils ne pouvaient rien en céder, attendu que c'était le premier qu*ils eussent pris cette année dans ce lieu et qu'ils devaient le manger sur le premier endroit du rivage où ils allaient aborder (2).
Dans le même pays lorsque les hameçons étaient amorcés, le tohunga, se tenant à part des pêcheurs, étendait les bras et prononçait une incantation. Le premier poisson pris était jeté à Téàu après iihë ihcàiltatiori ; c^était une sorte de bouc émissâii-ê pour les autres (3).