‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 203 sur 281 · Paul Sébillot, in Revue des Trad. pop., t. V, p · texte numérisé non relu

Paul Sébillot, in Revue des Trad. pop., t. V, p

quelques pratiques. Voici le seul fait qui soit en rapport avec ces constructions.

Dans quelques parties de l'Ouest des Highlands, les pêcheurs construisent à l'embouchure de petites anses, avec des pierres brutes, des digues pour former un réservoir où ils conservent des crabes et des homards vivants. Lorsque la mer monte, disent les pêcheurs, ces crustacés vont à sa rencontre jusqu'à lalimite de la digue (1).

On s'est beaucoup moqué des pêcheurs à la ligne, surtout de ceux qui exercent cet innocent passe-temps sur les rivières.

Il semble qu'on se soit moins amusé aux dépens de ceux du bord de la mer, peutêtre parce qu'ils sont, en général, des pêcheurs de profession. Pourtant à Marseille, le dimanche surtout, les promeneurs sur le bord de la mer ou en bateau, pour se moquer des amateurs de la pêche à la cannette, leur demandent : « Pitoun !

Pitoun ? Becquètent-ils ? (2).

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