‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 247 sur 281 · Paul Sébillot, Contes des marins^ p · texte numérisé non relu

Paul Sébillot, Contes des marins^ p

Contes des paysans et des pécheurs, p. 65.

bateaux qui leur appartiennent. Elles portent alors leur vêtement vert habituel, avec un petit chapeau rouge sur leurs cheveux.

Elles se livrent à ce travail le matin et le soir, dans les beaux jours de Tété, et plus d'une fois les pêcheurs en allant à la mer ou en revenant les ont vues s'y employer (1).

Lorsque les poissons sortent de l'eau, le reflet brillant et nacré de leurs écailles éveille facilement l'idée d'argent ; plusieurs ont en effet une sorte de ton argenté ; c'est peut-être même la fréquence de ce reflet qui a empêché qu'on ne dise qu'il y a dans la mer des poissons d'argent, alors que nombre de légendes parlent du poisson d'or. Il figure dans le rêve d'un pêcheur de la jolie idylle de Théocrite : Enfin, dit-il, je tirai un poisson d'or, d'or massif. Ne serait-ce pas, me disais-je, le favori de Neptune, ou bien encore peut-être le trésor de la belle Amphitrite ? — D'après ton rêve^ tu ne peux manquer de trouver de vrais poissons bien vivants. Prends garde de

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