‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 35 sur 281 · Henderson, Folk-lore of Northern counties, p · texte numérisé non relu

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§ II. — La maladie et la mort.

En Haute-Bretagne, un malade qui couche sur la flèche y laisse sa maladie ou y prend sa mort. Les pêcheurs appellent gui marin une sorte de goëmon qui pousse sur le dos de certains crabes. Il a la vertu de guérir du haut-mal (épilepsie) ; mais il faut qu'il soit cueilli le jour de Pâques, à trois heures du matin, par un homme ayant la conscience parfaitement nette. A Erquy, on croit que cette plante merveilleuse pousse sur la tête du grondin, et que la mer la rejette parfois sur le rivage.

Lorsque les fées vivaient dans les houles, elles y cultivaient des herbes de mer, en secret, et à cette époque, il n'y en avait que là. Elles s'en servaient pour fabriquer une pommade magique qui servaient à leurs enchantements. Aujourd'hui encore, les pêcheurs donnent à ces plantes des grottes, le nom d'herbes à sorcières ; jadis, beaucoup de gens allaient en ramasser, parce

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qu'ils leur croyaieat la vertu de guéfir tous les maux (1).

£n Basse-Bretagne,les malades souffrent plus à la mer montante qu'à tout autre moment, et c'est alors qu^il meurt le plus de gens ; une croyance opposée existe aux environs de Saint-Malo ; lorsqu'un pêcheur est malade, il attend le reflux pour mou.

rir. Sur la côte de Tréguier, si le père, le frère ou le mari de l'agonisant qui sont en mer ne reviennent pas avec la marée montante, il attend, pour expirer, le retour de ceux qui lui sont chers (2) .

Les pêcheuses de Bretagne sont persuadées que, si un des leurs périt en mer, elles en sont averties par quelque circonstance particulière. La mère ou la femme de celui qui se noie sent une ou plusieurs gouttes de sang qui mouillent sa main ou qui tachent le plancher ou bien de l'eau de mer coule goutte à goutte près de leur lit.

1. PaulSébillot, in Archivio per lo studio délie Iradizioni popolariy p. 518, 576.

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