O. NicOLAlssEN. Sagen og evenlyr pra Nortlandy p
que le mort n'est pas inhumé . Le corps d'une jeune pêcheuse non mariée est porté en terre par ses compagnes habillées de blanc, avec un ruban noir autour de la taille (1).
A l'île de Sein, quand un marin a disparu en mer ou est mort au service, on fait la veillée funèbre, qui n'est pas sensiblement différente de celle où le mort est présent. On étend sur la table un drap sur lequel on dessine une croix avec deux serviettes repliées, et on pose sur cette croix le portrait du défunt, et, à défaut, quelque objet lui ayant appartenu. Puis on va prendre à l'église le crucifix et les chandeliers. Le prêtre et les enfants de chœur viennent dire le Plat (ho et la nuit se passe, comme d'habitude, en visites et en prières. Le lendemain, il y a une messe d'enterrement, puis un service de huitaine (2). Lorsqu'un marin d'Ouessant mourait en mer, on portait dans sa maison une croix à laquelle on rendait tous les honneurs funèbres que l'on eût rendus au défunt, s'il eût été là.