‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 40 sur 281 · D. Dergny, Croyances et Usages, p · texte numérisé non relu

D. Dergny, Croyances et Usages, p

pour chacun de ces « Islandais » et sous ces tombes autant de grands trous vides ; d'après la croyance de ce pays, les naufragés n'habitent pas toujours la mer, ils viennent, une fois l'an, à la fête des morts, prendre possession des fosses creusées pour eux dans le cimetière de leur paroisse (l).

A 111e de Batz, on voyait, à certaines fêtes, les iliennes venir chercher dans le cimetière

Quelque pierre noirâtre avec son bénitier Mais vide du cher mort qu'on ne peut oublier; Car les morts sont absents de ces tombes étranges (2).

A Trégastel, on trouve, comme dans tous les pays côtiers, plusieurs fosses vides, pour les marins disparus en mer, dont le souvenir est aussi consacré par une inscription en lettres noires sur une croix blanche (3).

Lorsqu'un pêcheur de Loguivy-Ploubazlanec meurt à llle-de Sein, où, depuis une trentaine d'années, les gens de ce petit

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