Miss A. Goodrich Freer, in Fol/c-Lore^t.x, p
LBS FÊTES ANNUELLES 109
nel est célébré pour les g^ens dont la mer n'a pas rendu les corps.
A une fête de la Vierge, les bateaux pêcheurs et les canots de la Côte de la Vierge (environs de Fécamp) quittent Tanse ou le havre qui leur sert d'abri, et au moment où le soleil est prêt de se noyer dans les flots, ils glissent au large, jusqu'à ce qu'ils aient pu apercevoir le petite chapelle construite sur le mont qui domine Fécamp, puis après avoir murmuré une courte prière, ils regagnent le rivage avec confiance ; car c'est pour eux une conviction que la Vierge en les bénissant a éloigné tout malheur de leurs bateaux (1).
A Audieme sainte Evette apparaît sur la mer le jour de son pardon. Toute resplendissante d'or et de soie, elle fait, montée sur son auge, le tour de la baie pendant la procession. Cette auge est celle qui servit à la sainte pour traverser la baie, et aborder à l'endroit où est aujourd'hui sa chapelle. Lorsque la sainte fut débarquée,