Lm France maritime, t. iv, p. M
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Tauge d'elle-même s'éloigna de la côte et s'enfonça dans la mer. On l'aperçoit quelquefois aux grands déchals près d'une basse appelée le Sillon. Elle défend son port contre la tempête ; par aucun vent la mer n'y est violente. Lorsque parfois une légère brise s'y montre, c'est pour porter au îva|pç les bateaux en danger. Ils viennent aborder devant la chapelle et les pécheurs, comme autrefois la sainte, débarquent à pied sec. Jamais on n'a vu périr les marins qui l'ont invoquée en faisant route sur sa chapelle(l).
Chaque année, à Paimpol çt au Conquet, on bénit les bateaux qui partent pour faire la pêche à l'île de Sein. APaimpol,le dimanche qui précède le jour du départ de la flottille pour rislande,le clergé se rend processionnellement sur le port, pour procéder à la bénédiction de chaque navire. Les « Islandais » restant pour la plupart à fêter ce dernier dimanche dans leurs familles, lesquelles résident plus ou moins loin de
I. H. l.E Carguet, in Socieii^ archéologique an Fin Ut ère, 18&9. p. 195, 199.
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Paimpol,peu d*entr*ertx jmlwim^^lft béné* diction, et les fidèles qui suivent la pnicts^ sion sont en grande majorité des femmes.
Le clergé, il y a quelques années, annonça au prône que la bénédiction des navires n'aurait plus lieu. Très émus de cette suppression, les marins intéressés réclamèrent le rétablissement d'une cérémonie qui avait pour objet de les mettre, eux et leurs navires, sous la protection particulière de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, patronne de Paimpol, et la procession fut rétablie (1).
A Arcachon la bénédiction des barques avait lieu vers 1857, le 25 mars, jour de l'Annonciation, au pied d'une grande croix de fer élevée à quelques mètres de la chapelle de Notre-Dame d' Arcachon, si près de la mer que la marée haute en effleurait la base (2).
Chaque année à Boulogne le curé vient en procession avant l'ouverture de la pêche au hareng, jeter de l'eau bénite sur la rade