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Les Français peints par eux-mêmes, t. ii

LES F^.TKS ANNUELLES 113

jour de la fête de saint Etienne, lendemain de Noël, à l'accomplissement de leurs devoirs religieux. Dans l'après-midi la procession se rend à la chapelle Saint-Laurent, dite Saint-Riom, près de la grève, à 3 kilomètres du bourg, où Ton dit les vêpres(l).

A Douarnenez , pendant la saison des sardines, il ne se passe pas de dimanche, sans qu'on voie bord à quai des rangées de bateaux que leurs équipages font bénir, plusieurs fois dans Tannée, avec Tespérance que ces bénédictions réitérées rendront leurs travaux plus fructueux (2). A Audierne,où les pêcheurs redoutent une sorte de mauvais sort appelé la Bosj, un des remèdes employés pour la chasser consiste à faire bénir de nouveau la barque ensorcelée. Le bateau, pavoisé, est à l'ancre au milieu de la crique ; le prêtre en surplis et une foule de marins, de femmes et d'enfants, descendent, à la fil^, le sentier à pic qui mène à la mer. Les autres bateaux

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