G. DE LA Landelle, Mœurs maritimery p
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attendent au pied des rochers. Tout le monde s'y place ; les barques entourent alors celle qu'il faut bénir. Le prêtre monte à bord et bientôt sa voix s'élève ; celles de cent marins lui répondent. La cérémonie religieuse est finie. Reste la bénédiction du patron. Celui-ci , grave , tire de la chambre sa bouteille d'eau-de-vie, et verse une rasade au prêtre qui est obligé de trinquer avec lui. La bouteille passe de main en main et de bateau en bateau. Puis on lève l'ancre, et la barque régénérée prend la mer ; les autres lui font escorte vers riroise ou le Raz de Sein. Le prêtre reçoit, comme offrande, la plus belle langouste des casiers (1).
Il est vraisemblable que dans presque tous les pays où la pêche constitue une industrie importante, on accomplit au début de la raison des cérémonies qui ont pour but d'attirer la protection des divinités ou d'éloigner les génies malfaisants. On n'a relevé, dans cet ordre d'idées qu'un assez