Kapuicha icharra Baigorriko
« Mauvais capuchons, de Baigorry ».
(Forêt d'Ustaritz, 22 avril 1869.)
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Le dimanche de la Chandeleur (2 février ou jours suivants) les enfants de la commune de Sare se rendaient, il y a une cinquantaine d’années, au pont de Portua, situé à l’entrée du bourg principal sur la route de Bayonne, et là, ils s’'amusaient à se jeter des pierres d’un bout du pont à l’ahtre. Cet amusement a eu trop souvent de déplorables conséquences.
Le même soir, ils se réunissaient et parcouraïent le village en tenant à la main de grands bâtons au bout desquels étaient fichées des chandelles de résine, et ils chantaient :
Toande chiribitakoa, Goixik afaritaina !
Eltzean urde kochko :
Guxietan mama gocho !
« Le dimanche de la Chandeleur, — celui qui fait souper de bonne heure! — Dans le pot un morceau de porc: — partout l’excellente man-
geaille ».
(M. C. Dihursubéhère, Sare, 21 octobre 1881.)
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Dans le pays de Soule, les enfants, armés de bâtons, parcourent les villages le premier jour de l’an en frappant aux portes et en chantant : ,
Pika, haur ! baur ! haur ! baur !
Sagar eta intzaur !
Pika bera ! hera !
Sagar eta pera !
Estrena Abalik haboroena !
Besterik ezpada, Artho tresna !
« Pie! haur, haur, haur, haur ! — Pomme et noix ! — Pie! hera ! hera ! — Pomme et poire! Etrennes! — Le plus possible! — S'il n’y a
pas d’autre chose, — des tresses de maïs ! »
(Arcuau, 13 novembre 1854.) M. J.-D.-J. Sallaberry me fait observer que, dans certains en-
droits, cette coutume s’observe, non le jour de lan, mais le jour des rois (en souletin Apharixio).
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Dans quelques communes de la Soule, les jeunes gens se présentent, le soir du 24 décembre, devant les maisons où il est né un enfant dans le courant de l’année, et chantent ce qui suit :
Sübhülao liu lao !
Eïtcheto gainean sübülao !
Eïcheto gaineko haurtlo hori Zilhar kaïderetan dago :
Zilhar eta zilhar tresnak, Etchen behar diren gaizak ; Etcheto gaineko haurtto hori Aingürien biholzeko :
Eïcheto gaineko jaun anderiak, Hoiek dira zirentako !
« Sühülao ! liu lao! — Sur la maisonnette sühülao ! — Cet enfant d’en haut de la maisonnette — demeure sur des siéges d’argent, — argent et objets d’argent, — les choses nécessaires à la maison; — cet enfant d’en haut de la maisonnette — (est) pour le cœur des anges. — Monsieur et Madame d’en haut de la maisonnette — ces (chants) sont pour vous! »
(Arcuu, 13 novembre 1854.)
M. Sallaberry m'écrit que cet usage n'existe pas en Soule, mais, à sa connaissance, dans le pays de Mixe et à Saint-Palais. Il corrige chirulao, elchetlo, aingurien.
Lorsque les quêteurs sont contents de la quête, ils chantent :
Eïchek’ anderia, eman düzü ederki, Kumpañak ere badaki ; Zelian sarthüren zira hamabi aingürüek.
« Dame de la maison, vous avez donné bellement, — et la compagnie le sait; — vous entrerez au ciel avec douze anges ».
SI les quêteurs sont mécontents, ils chantent, au contraire :
Eïchek’ anderia, eman düzù tcharki, Kumpañak ere badaki ; Tfernian sarthüren zira hamabi debrüeki.
« Dame de la maison, vous avez donné chichement, — et la compagnie le sait; — vous entrerez en enfer avec douze diables ».
(Sallaberry, 18 mai 1883.)
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On ne m'a pas donné, en Labourd, de formule générale pour proposer des devinettes. M. Cerquand a recueilli les suivantes que lui ont adressées des instituteurs de la Soule :
Zük papaita, nik papaila ; Zük gaizatto, nik gaizalto.
Zer da?
« Vous (une) devinette, moi (une) devinette;
— vous, (une) petite chose; moi, (une) petite chose. — Qu'est-ce ? »
Nik papaita, zük papaita; Nik beitakit gaiza,
Zük ere hellü bada beste guiza.
Zer da ?
« Moi (une) devinette, vous (une) devinette ; — moi, comme je sais une chose, — vous aussi
peut-être une autre. — Qu'est-ce ? »
M. Antoine d’Abbadie de son côté a commu-
niqué à M. Webster la formule suivante :
Hik papaita, nik papaita ; hik badakik gaizatto bat ela nik bestelto bat.
« Toi (une) devinette, moi (une) devinette; — toi, tu sais une petite chose — et moi une petite autre ».
Si l’on ne peut pas deviner, on répond w#ho ! ce qui équivaut à « je donne ma langue aux chiens » ou au latin ego.