‹ Le folk-lore du pays basqueChapitre 14 sur 177 · XXVI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXVI AVANT-PROPOS

sons-nous | — Chantons le Te Deum — fous l’un avec l’autre ».

Dans celte strophe, la main qui a écrit la date de 1796 a fait deux corrections successives. Les mots te deon ont été rayés et on a écrit au-dessous de la ligne les inots naçioniren fabori, ce qui change ainsi le sens des deux derniers vers :

« Célebrons la nation — tous l’un avec l’autre ».

Mais cette correction a paru insuffisante ; au-dessus des mots te deon on a donc écrit kaminola, évidemment « la carmagnole ». Il est certain que la carmasnole est plus gaie que le Te Deum, ef que Pidée d'associer le mot de divertissement à ce cantique solennel rappelle le vers de Young :

Retire and read the Bible, to be gay!

Le « directeur » de 1796 tenait ailleurs à affirmer ses sentiments patriotiques, car il a ajoulé au texle primitif sept strophes dont les quatre premières sont récitées par le roi turc Garien (battu et converti, il avait à dire la strophe que je viens de citer) et les auires par le père de l'enfant prodigue. En voici le texte :

Viba viba Francia !

Viba viba Nacionia |!

Viba viba Republika Eta asamblada guçia!

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