VII. — La couturière
ti - 4, Goi-ze-an goiz ÿos - te - ra yoai- li-
A-pren-di - za kon -tso-la-tzai- li - a.
Intchauspeko alaba, dendaria, Goïigian voix yostera yoailia ; Nigarretan pasatzen du bidia ; Aprendiza kontsolatzailia.
La fille de la maïson Inchauspe (1), couturière, — s’en allant de très-bon matin pour coudre, — passe son chemin (toute) en larmes; — son apprentie (cherche) à la consoler.
Si la plus belle étoile du ciel — venait pour m'éclairer, — je m'en irais voir ma bien-aimée — pour lui dire mes peines.
En arrivant à la place de Sorhouette, — un
(1) Variantes : La maison Heltchaspe, la maison Sorthera.
jeune homme avec des bas blancs — j’ai regardé, n'ayant jamais vu, — mon petit Pierre, votre pareil.
La pêche, dont la fleur est si belle, — a en dedans un noyau bien dur ; — j’ai aimé ce que je n'aurai pas; — c'est ce qui me fait de la peine au cœur.
Avez-vous aimé ce que vous n'aurez pas?
— est-ce cela qui vous fait de la peine au cœur? — Aimez ce que vous pouvez avoir, — et laissez ce que vous ne pouvez avoir.
Je ne suis pas, moi, en danger de vivre — dans ce monde sans aucune peine; — je suis jeune et fière, — et n’ai pas perdu l’espérance de vous (avoir).
Il y a longtemps que vous m’aviez dit — que vous n’aviez pas d’autre bien-aimée que moi ; — et maintenant que le temps est arrivé — vous ne vous en tenez point à votre parole.
Adieu donc, ma belle amoureuse, — adieu, adieu pour toujours; — mariez-vous avec qui il vous plaira; — mais gardez-vous de ma rencontre.
Qu’arrivera-t-il de votre rencontre ? — Quel sera votre pouvoir? — Quelque chose qui m'arrive, — c’est vous qui donnerez un sujet à la critique |
(Biriatou, 15 décembre 1867; Sare, 15 mars 1868; Halsou, 1er juin 1868; Sallaberry.)
VIIT. — La perdrix dans la montagne
Men - di-an zoi-nen e - der E-pher zan-go gor-
fil ©Ezta be-har fi - da - tu T-tchura e - der ha
li. Ne - re mai-te - ak
Mendian zoinen eder Epher xango gorri!
Ene maiteak ere Berixeak iduri :
Niri hilz eman cela Gibelaz itzuli.
Dans la montagne, combien (est) belle — la perdrix aux pattes rouges! — Ma bien-aimée aussi
ressemble aux autres: — après m'avoir donné sa parole, — elle me tourne le dos (1).
Vous avez mon cœur — tombé sur vous; — et le vôtre au contraire, — pareil à la pierre; — mes pauvres yeux — (sont) une fontaine de larmes.
L'air (est) vieux et — la chanson nouvelle ; — ma jolie bien-aimée, — vous êtes charmante; —
vos couleurs (sont) blanc et rose, — à la rose semblable: — vous êtes née au monde — mon désespoir.
Je m'adresse à vous, — belle rose; — de cette grande peine — (pour) que vous me sortiez : — dans ce chagrin de mourir — si j'avais le malheur, — vous auriez dans le cœur — (des) larmes éternelles.
Variante :
Êtes-vous au lit, jolie dormeuse? — Si vous n'êtes pas au lit, — venez-moi à la fenêtre; — après vous avoir dit un petit mot, — je pars tout de suite.
Vous avez le frêne élevé, — l'étoile plus élevée; — il n’y a pas encore une heure — que je suis
(x) Les deux premiers vers se répètent. Dans les paroles qui accompagnent la musique, au lieu de répèter ces deux vers, on en a ajouté deux autres qui signifient : « Il ne faut pas se fier — à cette belle apparence ». L
au lit; — que, pour me lever du lit, — j'ai de la peine.
Dans les hauts ports belle — (est) la perdrix aux pattes rouges; — vous avez mon CŒUr — engagé vers vous; — et le vôtre au contraire — pareil au rocher.
Le cerf va vite — devant les chiens ; — il entre dans l’eau — quand il le peut, — non par amour, mais — bien par son besoin; — vous aussi, de même — vous agissez, vraisemblablement.
Autre variante :
J'ai une charmante — aimée de cœur; — nous sommes en amour — les deux l’un avec l’autre; — de son air charmant — je suis toujours heureux : — qu’il y en a de pareille — il ne me semble pas, certes.
L'oiseau rouge-gorge — chantant tristement, — le logement pour la nuit — cherche dans le
monde; — moi aussi la même chose — je vous deviendrais, — si la bien-aimée ne me — ouvrait
la porte.
Je vous dis adieu — maintenant, Ô la plus aimée; — dans ce triste départ, — donnez-moi la main; — quand m’apparaîtra — de nouveau
votre œil? — Peut-être jamais; — adieu, belle.
(Sallaberry ; Mme de Ja Villéhélio; Lamazou.)
AMOUREUSES IAI