‹ Le fond de GiboyerChapitre 7 sur 10 · M. LE GÉRANT DU PROGRÈS · texte numérisé non relu

M. LE GÉRANT DU PROGRÈS

« Je vous remercie, monsieur, de l'assiduité avec laquelle vous m'envoyez tous les numéros de votre Progrès ou vos correspondants parisiens me disent des injures. Cela ne m'apprend pas

grand'chose; les calomnies même ne sont point nouvelles. Néanmoins je ne laisse pas d'y prendre quelque petit intérêt, et je vous serai obligé si vous voulez bien continuer. Je vous avertis seulement que je reçois ordinairement deux ou trois exemplaires du même numéro; c'est augmenter vos frais sans aucune utilité.

« M. Augier nous dit que le vertueux Giboyer va partir pour l'Amérique. Je ne le crois point. Giboyer ne se décidera pas à quitter sa patrie, où il est puissant et honoré. Si pourtant ce démocrate éprouvé venait à nous manquer, permettezmoi de vous informer que je sais à peu près l'adresse de trois ou quatre de ses pareils qui m'empruntent parfois cinq francs pour dîner. Ils sont tous très-capables de servir les journaux de votre couleur qui auraient besoin de se pourvoir, et je les leur adresserais bien volontiers. Je vous promets d'avance qu'ils ne ménageront aucun clérical, et moins qu'un autre celui qui a l'honneur d'être,

«"Monsieur,

« Votre très-humble serviteur. »

Paris, 25 janvier 1863.

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