EMBOLIE CÉRÉBRALE
De même que l'hémorragie cérébrale, l’embolie cérébrale donne rarement lieu à des troubles visuels. Cependant, si une partie des voies optiques est intéressée par le ramollissement, on peut observer une hémianopsie homonyme. Dans ce cas c’est le plus souvent le centre cortical (lobe occipital, lèvres de la scissure calcarine) ou les radiations optiques de Gratiolet qui sont intéressés.
Mais en dehors des alléralions de la vue que produit l'embolie en agissant directement sur les centres visuels ou les voies de transmission des sensalions lumineuses, il peut se produire des troubles du côté de la papille et du nerf optique.
On a signalé dans quelques cas, très rares, il est vrai, la stase papillaire. Wildbrand (5) et Stephen Mackenzie (2) l’ont observée. Wernicke l’attribue à une modification de pression dans les voies lymphatiques qui entourent le vaisseau qui a été oblitéré par l'embolus. Dans un cas, Broadbent, cité par Schmidt-Rimpler, a observé, à la suite d’une hémiplégie due à une embolie, une légère névrile optique, se mamifestant par un aspect louche de la papille qui élait hyperhémiée et dont les contours étaient mal dessinés. Il s'agissait d'un Jeune homme atteint d’une maladie mitrale et chez lequel la cécité précéda de cinq jours l'hémiplégie. Au bout de quelque temps, la vue s’améliora; la névrite s'amenda; puis le malade mourut et l’autopsie montra qu’il s'agissait d’une embolie. Gowers (4) signale aussi un cas de névrite optique dans l’embolie cérébrale; 1l Pattribue aux modifications inflammatoires secondares qui surviennent autour de l’aire ramollie ; il y avait aussi, il est vrai, un peu de méningite qui aurait pu être la cause de la névrite. Enfin Wurst (1) relate un fait où une hémiplégie fut suivie, après trois jours, d’une double névrite optique avec de nombreux exsudats sur la papille, rappelant la stase papillaire; il y