‹ Le Fond de l'Œil dans les Affections Du Systeme NerveuxChapitre 67 sur 74 · EPILEPSIE · texte numérisé non relu

EPILEPSIE

L'épilepsie a été attribuée sucessivement à la congestion et à l’anémie du cerveau; mais actuellement la plupart des auteurs sont d'accord pour admettre que l’anémie et la congestion coïncident simplement avec des manifestations comitiales sans les engendrer. Il en a été de même pour les manifestations oculaires : suivant la théorie qu’ils admettaient, les auteurs trouvaient à l’ophtalmoscope une anémie ou une congestion de Ja rétine; pour Hughlings Jackson (1) il y avait même une anémie de la papille pendant l'attaque. Teobaldi (3) trouva immédiatement après la crise, les artères rétractées et les veines dilatées. Knies (8)a montré que 10 à 20 secondes avant l'accès les artères étaient contractées, qu’elles restaient ainsi pendant l’accès et se dilataient ensuite. Schleich (6), qui a examiné 127 épileptiques, à trouvé dans 8 cas de la pâleur de la moitié temporale de la papille et dans 92 cas une légère décoloration de tout le fond de l'œil.

Schleich a constaté aussi un légerflou de la papille et des parties avoisinantes de la rétine; mais le phénomène qu’il à trouvé le plus fréquemment c’est la dilatation des veines rétiniennes : cette di- Jatation a été aussi signalée entre les attaques par Allbutt et Teobaldi. Bouchut et Magnan ont trouvé une dilatation de tous les vaisseaux de la papille.

En résumé, la plupart des aut naître que c’est la congestion des veines

eurs sont d'accord pour reconqui est le phénomène le

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plus souvent appréciable à l’ophtalmoscope et qui traduit l’état de congestion des vaisseaux cérébraux. Cette hyperhémie serait précédée quelques instants avant l’accès par une ischémie assez notable.

La névrite optique et l’atrophice des nerfs optiques ne sont jamais signalées dans l’épilepsie simple : elles se rencontrent au contraire dans l’épilepsie jacksonienne où elles ne sont pas dues à l’épilepsie elle-même, maissont, comme elle, une des manifestations de la lésion intracrânicnne, méningite aiguë ou chronique, tumeur ou hémorragie des méninges, abcès et tumeurs du cerveau.

Les troubles subjectifs de la vue dans le mal comitial (rétrécissement du champ visuel, achromatopsie, dyschromatopsie, amaurose) qui peuvent survenir à la suite des accès sont des accidents dus à la névrose : ils ne se traduisent par aucune modification dans l'aspect de la rétine ou de la papille du nerf optique.

On à attribué l’amaurose aux spasmes inlerparoxystiques des artères réliniennes [de Gouvéa (17)]. Si ces spasmes sont trop fréquents, il se produit une altération de nutrilion de la rétine et le trouble de la vue devient persistant.

Dans d’autres cas, on doit attribuer ces troubles de la vue à un équivalent épileptique, la migraine ophtalmique, par exemple; ils peuvent alors devenir le symptôme principal de la maladie.

Quant aux phénomènes visuels de laura, tels que cécité passagère, hémianopsie, éblouissements, érythropsie, ils sont peut-être dus aux troubles circulatoires de la rétine.

On peut attribuer la macropsie et la micropsie aux contractions toniques de liris et du musele ciliaire.

BIBLIOGRAPHIE 1. EH Jackson. — Med. Times and Gazette, octobre 1863. 2. Fœrsrer. — Græfe und Sæmisch’s Handbuch, t. VIIE, p. 141. 3. TEOBALDI, — L’'otlalmoscopia nella alienazione mentale, nella

epilepsia, 1870.

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