MALADIE DE PARKINSON
La maladie de Parkinson, dans laquelle on ne trouve pas actuellement — c’estce qui ressort de la Thèse de mon ami le D'Alquier (1) — de lésions constantes dans le système nerveux où dans le système musculaire, doit être rangée par conséquent parmi les névroses. Il s’ensuit que l’on n’y rencontre pas plus que dans les autres névroses de lésions organiques de l’œil. Kænig (6), dans un excellent travail sur les troubles oculaires dans la maladie de Parkinson, a décrit des troubles de la musculature externe des globes oculaires, du tremblement des paupières. Le nystagmus est tout à fait exceptionnel; il en est de même de l’amblyopie ou de l’'amaurose transitoire ou de l’atrophie des nerfs optiques.
Alquier (9) signale dans les cas de paralysie agitante qu'il à observés : «deux fois des étincelles, mouches volantes, points noirs nombreux, survenant fréquemment, le matin, chez des malades qui auparavant n’éprouvaient aucun trouble de la vue ». Deux fois il a observé des malades qui se plaignaient de fréquents brouillards devant les veux : la vue a baissé progressivement dans un de ces cas, depuis le début de la maladie. Dans une autre observation, la vue avait aussi notablement diminué ; mais l'examen ophtalmoscopique manque et lon ne sait pas à quelle lésion il faut attribuer cette diminution de l’acuité visuelle.
Peltesohn (2) a décrit un cas de Parkinson avec atrophie des nerfs optiques : dans ce cas il y avait une lésion dans les tubercules quadrijumeaux. Mon Père à observé une fois un rétrécissement du champ visuel (3). Pour Déjerine (4) il n’y en aurait jamais.
Parmi tous les Parkinsoniens que j'ai observés dans Île service de M. le Prof. Raymond, aucun ne présentait de lésions oculaires.
J'ai observé un malade atteint de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années, qui peu à peu avait perdu la vue. Aux deux yeux il y avait un commencement de cataracte, mais, en plus, les membranes internes de l'œil étaient atteintes : des deux CÔLÉS on trouvait une rétinile pigmentaire disséminée et une atrophie des papilles. Il est vrai que ce malade, âgé de 62 ans, avait con-
14% AFFECTIONS DES MÉNINGES traclé la syphilis il y a 15 ans environ et que les lésions oculaires doivent sans doute être attribuées au processus syphilitique, qui se sera développé parallèlement à la paralysie agitante.
En résumé, on n’a presque jamais observé de lésions oculaires et dans les seuls cas où l’on en ait trouvé, ces lésions pouvaient être attribuées à une maladie concomitante.
MALADIE DE THOMSEN
Les troubles oculaires sont ici très rares. Raymond et Kœnig (10) ont signalé chez un malade une amblyopie transitoire qui survenait quand le malade remuait la tête. Si les mouvements étaient violents, le malade arrivait à ne plus reconnaître le jour de la nuit.
BIBLIOGRAPHIE