ALQUIER. — Gazette des Hôpitaux, n
9. ALQUIER. — Recherches cliniques el anatomo-pathologiques sur la maladie de Parkinson. Thèse, Paris, 1903.
10. Raymoxo et Kœn1G. — Troubles oculaires liés à la maladie de Thomsen. Société médicale des Hôpitaux, 1891.
ÎT. ErB. — Ueber die Thomsen’sche Krankheïit. Archiv. f. Klin. Médicin ; Tome 45, p. 529, 1889.
ATROPHIES MUSCULAIRES
Ge chapitre serait mieux, peut-être, à sa place, dans la partie de cet ouvrage consacré à l’étude des maladies de la moelle. Les cornes antérieures sont en effet toujours atteintes; mais la lésion ne se localise pas seulement à la moelle : les nerfs périphériques sont également très altérés. Leslésions sont mixtes : elles atteignent la moelle et les nerfs périphériques.
Les troubles oculaires sont très rares dans l’atrophie musculaire: on en a signalé quelques cas dans des atrophies du type Charcot-Marie.
Vizioli (1) a observé dans une famille où le père fut atteint de la maladie à 59 ans et ses deux fils, l’un à 26 ans et l'autre à 6 ans, des lésions oculaires chez deux de ces malades.
Chez le père et le fils on constatait une amaurose progressive due à une atrophie des nerfs optiques.
Sainson, dans sa thèse (3), cite le cas du grand-père de ses malades atteint lui aussi d’atrophie progressive du type Charcot- Marie et qui avait de la difficulté à apercevoir les objets passant devant lui. L'examen ophtalmoscopique n'avait pas été pratiqué.
Reinhard (2) rapporte aussi l'observation de deux frères ayant une atrophie musculaire progressive el qui présentaient une diminution de l’acuité visuelle. Ici non plus il n’y à pas eu d'examen ophtalmoscopique.
J'ai observé dernièrement dans le service de M. le Prof. Raymond un malade atteint d’amyotrophie du type Charcot-Marie.
C’est un jeune homme àgé de 19 ans. À l’âge de 15 ans il éprouva des faiblesses dans les mains et dans les jambes, à la suite d’un léger malaise. La faiblesse s’accentua et en quelques mois les jambes et les mains s’atrophièrent. Le malade entre à la Salpêtrière au mois d'octobre 1905. En dehors de la faiblesse des mains et des jambes il se plaint de troubles de la vue. L'examen ophtalmoscopique pratiqué le 7 octobre montre que les pupilles
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réagissent bien aux deux modes. Il n’a pas eu de diplopie. L’acuité visuelle est faible : elle est de 1/10 de l'œil droit et de 1/20 de l'œil gauche, après correction de la myopie. Le fond de l'œil présente un aspect de névrite : il y a de la stase veineuse; Tes papilles sont rouges et congestionnées; leurs contours sont flous. Quinze jours après la névrite s’est encore accentuée. Puis les signes de névrite s’amendent bien que l’acuité visuelle reste stationnaire et bientôt les papilles se décolorent légèrement.
De la Salpètrière le malade se rend dans le service du D'(. Ballet, au mois de février 190%. Le Prof. de Lapersonne constate à l’ophtalmoscope une double décoloration des papilles, surtout marquée du côté temporal et prédominante à l'œil droit.
L’acuité visuelle est de 4/20 [G. Ballet et Rose (4)|.
BIBLIOGRAPHIE
1, Viiot. — Dell'atrofia progressiva neurosa. Bull. de l’Académie chirurgicale de Naples, 1889.
2, ReiNnarb. — Bciträge z. Kasuistik der neurotische Muskelatrophie. Deutsche Zeitschrift f. Nervenheilk., p. 410, 1897.