CONCLUSIONS
De l’ensemble de ces faits il ressort que les altérations du fond de l’œil sont très fréquentes dans les affections du système nerveux. Si dans les maladies fonctionnelles, dans les névroses, les troubles de la vue ne se manifestent pas par des lésions visibles à l'ophtalmoscope, il en esttout différemment dans les affections organiques; dans celles-ci, qu’elles soient aiguës ou chroniques, qu’elles s’attaquent aux centres cérébraux ou aux centres spinaux, qu’elles intéressent la substance blanche ou la substance grise, où qu’elles se localisent aux enveloppes des centres, aux méninges, les troubles de la vue sont très fréquents, et se manifestent presque toujours par des modifications dans l’état de la papille ou de la rétine.
Ces modifications de la papille sont différentes, suivant que le nerf optique a éLé alleint par un processus inflammatoire aigu ou par un processus de sclérose. Dans le premier cas, il Y à une névrite optique, qui se manifeste par une congestion et un trouble de la papille. Dans le second cas, le nerf optique s’atrophie sans passer par une période inflammatoire, par une période de névrite. Enfin, en dehors de l’inflammation et de la sclérose, la papille peut encore être modifiée par la compression intracränienne due à un néoplasme cérébral.
11 faut donc distinguer dans les troubles ophtalmoscopiques que l’on constate dans les affections du système nerveux trois