‹ Le fond de la merChapitre 1 sur 15 · L. SONREL · texte numérisé non relu

L. SONREL

Le sympathique auteur des Merveilles du Fond de la Mer a été l'une des victimes de la terrible année. 11 était du nombre de ceux que les malheurs de la patrie frappent au cœur ; mais c'était aussi Tune de ces âmes bieji trempées, qui ont confiance dans les efforts de la volonté. Dès les premiers moments du siège de Paris, Sonrel avait ' été appelé à faire servir son expérience des instruments

d'optique à l'observation des positions et des mouvements de l'ennemi. Il se dévoua à cette mission, avec une ardeur admirable, jusqu'au moment où l'épidémie de la variole l'enleva à ses travaux, à sa famille, à ses espérances en décembre 1870. 11 était à peine âgé de . trente et un ans.

L. Sonrel, d'origine lorraine, était entré à l'École normale en 1859 ; il en sortit en 1862. Avant de s'élancer

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n L. SONREL.

dans la grande voie de la science pure, il voulut acquérir un fonds sérieux d'instruttion ; doué d'une extraordinaire facilité, d'une assiduité au travail vraiment exceptionnelle, il obtint successivement les diplômes des trois licences, es sciences mathématiques, physiques et naturelles. 11 fut reçu en outre agrégé es sciences physiques et naturelles, et enfm docteur es sciences naturelles.

L'étude de la géologie séduisit d'abord le jeune savant. A la fin de sa deuxième année à l'Ecole normale, il avait été chargé d'étudiercertaines parties des Alpes savoisiennes. Au commencement de 1864, il entra à l'Observatoire de Paris, où il fut associé aux grandes études météorologiques qui s'y développaient. A peu près à la même époque, il devint secrétaire, puis vice-président de la Société météorologique de France, en même temps qu'il fut aftaché à l'Observatoire de Montsouris.

En méléorologie, la théorie des bourrasques le préoccupa particulièrement. Cette théorie ne tarda pas à devenir la base et le but de ses recherches sur les aurores boréales. Il s'appliqua en même temps à des observations sur les taches solaires.

« Malgré la diversité des sujets, Sonrel, dit un de ses biographes, regardait comme intimement liées ses recherches de météorologie et celles d'astronomie physique. L'élude attentive des mouvements de l'atmosphère solaire l'aurait conduit à quelques grands résultats sur les mouvements de notre atmosphère terrestre. Sonrel avait les idées larges, et au lieu de disséminer ses forces il les concentra tout entières sur les grands problèmes de la météorologie dynamique. Dans les études d'astronomie physique qui ont tant occupé ses deux dernières années

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