JOIE DES PRUSSIENS A LA CHUTE DE LA COLONNE VENDÔME
Beaucoup de personnes étaient convaincues à Paris de la complicité des Prussiens dans la destruction de la colonne Vendôme.
Nous extrayons du Petit Moniteur du 31 mai un petit article de la Cloche relatif à cet événement.
La Commune avait sans doute voulu faire une coquetterie aux Prussiens en les conviant à un spectacle qui témoignait combien peu il nous restait de bon sens et de patriotisme :
ti On assure, dit V Agence Havas^ que les ofBciers prussiens auraient organisé un banquet à Saint-Denis pour célébrer la chute de la colonne Vendôme. »
u — Le jour du renversement de la colonne Vendôme, un cocher de l'établissement Brion a reçu dans sa voiture , à la gare du Nord, quatre officiers prussiens qu'il a conduits à la place Vendôme, où ils ont assisté à l'œuvre de vandalisme. De là , ce cocher les a me-
nés à l'Hôtel de ville ; ils y sotit restés quelque temps en confë'^ rence , puis se sont fait reconduire à la g;are du Nord.
« Le cocher, dit la Cloche , est prêt à déposer de c^ fait. »
fédération des francs-maçons et compagnons de paris. « Citoyen,
«Il n'y a à TÉcole militaire seulement que 30,000 francs, ^somme insuffisante pour la solde des artilleurs ; et une g^rande partie des artilleurs se refuse à tout service tant qu'on ne les payera pas.
«Batterie des Enfants peixlus, — deux arriérés de paye, non armés, non équipés.
« Deux des fédérés non payés, n
COMMUNE DE PARIS. COMITÉ DE SALUT PUBLIC
« Paris, 25 floréal.
« Citoyen Delescluze , faites arrêter Masson, chef d'état-major,
immédiatement si vous le pouvez, car il a, dit-on , été relâché sur
votre ordre.
« Le comité de salut public ,
« Ch. Gambaud , Billion.
« A remettre au citoyen Delescluze seul, qui donnera reçu. »
Étrange anarchie !
Part active de la franc-maçonnerie dans tinsurrection , attestée par une série de lettres signées Longepied, De^champs, Ferret, Courtier, Thirifocq, président ^ Moussé, signataires de la pièce suivante :
« 11 mai 1871.
« Citoyen Ministre,
« En présence des événements malheureux que supporte la République, la Commune de Paris, soit par le fait d'inertie, d'incurie et d'incapacité, et surtout par la trahison,
« Nous, francs-maçons et compagnons fédérés, qui voulons le triomphe du droit.